L'hygiène en camp
Être assistant sanitaire en camp :
J'ai eu l'occasion d'être assistante sanitaire pendant plusieurs
camps, j'ai fait cette fiche pour essayer de vous transmettre un
peu de ma petite expérience car c'est un rôle important
et quand quelqu'un passe sur votre camp, c'est un des premiers aspects
qu'il peut voir et auquel il prêtera forcément beaucoup
d'attention,
Alors voilà comment je vois ce rôle :
L'infirmerie :
J'ai réservé une tente uniquement pour l'infirmerie
avec un lit de camp et la boîte à pharmacie fermée
à clefs même si elle ne contenait pas de médicaments
sauf ceux des jeunes ayant un traitement si j'avais l'ordonnance.
Je mettais des petits sacs plastiques pour servir de poubelles, comme
ils sont petits, ils sont plus vite remplis et donc plus vite mis
à la poubelle : question d'hygiène !
J'avais toujours une bassine et du savon à proximité,
dès qu'un jeune se blesse, je me lavais les mains et je le
soignais tout de suite, ça évite la surinfection. Je
mettais aussi systématiquement des gants à usage unique
quand il y avait du sang, c'est important : je protège le jeune
de mes microbes et je me protège de ses microbes à lui.
Si sa plaie est sur ses mains par exemple, évidemment, je le
faisais se les laver avant d'utiliser 3 tonnes de désinfectant.
Je remplissais le cahier d'infirmerie immédiatement pour ne
rien oublier et ne pas accumuler de retard. Après le camp,
je faisais toujours un point de la pharmacie en jetant ce qui était
périmé et en rachetant ce qui manquait pour que tout
soit prêt pour la rentrée.
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hop ! préparez vous pour la douche les loups, ca va mouiller
!
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Les feuillées :
J'avais trouvé des feuillées faciles à nettoyer
: j'ai pris des chaises de jardin en plastique (elles avaient même
un dossier et des accoudoirs, la classe !) et j'ai fait un trou au milieu
: c'est le vieux système de la chaise percée ! (Il faut
faire attention à bien choisir la chaise pour que, quand on fait
le trou, ça ne la fragilise pas trop !).
Rien de plus facile ensuite, sur le lieu de camp que de passer un coup
d'éponges (réservées uniquement à cet effet
!) sur les chaises avec un produit nettoyant classique et ce tous les
jours, je préférais le faire au moment du temps calme après
le déjeuner pour que les jeunes voient qu'on faisait attention
à l'hygiène. Et dans les feuillées, je recouvrais
avec un peu de terre et je mettais de la lessive (mais il faut bien la
choisir pour qu'elle ne pollue pas trop). Je remettais du papier si il
n'y en avait plus aussi à ce moment là, car les jeunes ne
le disent pas forcément (surtout aux louveteaux !).
L'hygiène corporelle :
Les jeunes se douchaient tous les soirs, un chef (pour les garçons)
et une cheftaine (pour les filles) étaient à proximité
pour les aider à porter le jerrican, pour insister si ils ne se
lavaient pas pour certains et pour qu'ils se dépêchent pour
d'autres !
Le soir, je passais dans les tentes pour vérifier que tout le monde
se soit bien changé (ne rigolez pas ! Il arrive souvent que les
louveteaux ne le fassent pas !), je prétextais passer pour mettre
de la crème anti-moustique sur les boutons (ce que je faisais réellement
quand même ) !
Il arrive aussi à l'âge louveteau qu'il y ait une forte odeur
de pipi dans la tente le matin ! Alors il ne faut pas affoler les louveteaux
: ça arrive, c'est normal, je ne les grondais surtout pas ni ne
les accablais devant les autres, je les accompagnais à laver leurs
duvets discrètement.
Tous les matins, on faisait un concours de rangement des tentes (inutile
de vous dire qu'on rangeait avant la notre !) avec étalage de duvet
pour aération, ça a marché du tonnerre !
Rythme de vie :
Et oui, pour moi, ça faisait aussi partie de mon rôle :
veiller à ce que les jeunes ne se couchent pas trop tard et ne
se lèvent pas trop tôt. Après la plus grosse journée
du camp pendant laquelle on avait fait une randonnée, on a fait
une grasse matinée le lendemain.
La nourriture :
Je "travaillais" en concertation aussi avec l'intendant du
camp pour que le coin cuisine soit rangé, on avait récupéré
des palettes pour ne pas avoir de nourriture par terre et on avait fait
les menus ensemble avant le camp.
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