Voici quelques notes en vrac prises au cours de la conférence / débat qui a eu lieu à Paris le 11 février 2004.
Présentée par Françoise Parmentier - vice-présidente déléguée des Guides de France et Claude Morael - Commissaire général des Scouts de France, elle est orientée sur la création de la nouvelle association de scoutisme qui sera créée à l’initiative des Guides de France et des Scouts de France.
Note : les informations contenues dans cette page ne sont pas officielles. Nous te conseillons de lire avant tout le petit livret « Projet Educatif » rouge que chaque adhérent devrait avoir reçu dans sa boîte aux lettres.
Cela fait plus de 2 ans que nous en parlons officiellement : deux associations de la fédération du scoutisme français...
...ont un projet commun : s’unir au sein d’une nouvelle association. Quels points communs entre Scouts de France et Guides de France ?
Les deux mouvements ont une conscience commune de ce qui les différencie : l’éducation des garçons et des filles.
Les Guides de France croient en la promotion féminine. Le scoutisme peut parfaitement répondre aux besoins de développement des femmes, même si différents de ceux des hommes. Cette caractéristique est accueillie dans le cadre du nouveau mouvement.
Entre autres, ce nouveau mouvement adhèrera à l’association des Guides et Eclaireuses de France.
Les effectifs ? Les finances ? Non.
La question de fond est la question de l’éducation et du changement : poser ensemble des questions fondamentales sur un projet éducatif commun.
« Eduquer, c’est transformer le monde ». Il y a aujourd’hui une urgence éducative. Comment y répondre ? De plus en plus, il s’agit de répondre à des questions complexes : violences, incivilités, drogue, autorité, etc. Le débat en 5 points
Notre vision d’avenir : faire le choix de construire ensemble un nouveau mouvement. Nous avons 3 ans pour mettre en place cette unification, ce qui laisse le temps à chacun de mettre en place une bonne stratégie, en douceur.
Un travail de remise en question de chaque mouvement sera réalisé, ainsi qu’un bilan sur la coéducation.
Les Scouts de France sont coéduqués depuis 1982. A l’époque, une méthode scoute bien adaptée pour les garçons et les filles a été construite dans une idée d’égalité.
Le rôle de la femme a considérablement évolué de nos jours et cela engendre d’autres réflexions, telles que la question de l’identité masculine qui doit être analysée plus largement, celle de la relation homme/femme, le rôle d’un père, etc.
L’appréciation de la manière dont les garçons et les filles d’aujourd’hui ont envie de vivre le scoutisme est importante. Les relations hommes-femmes sont surtout représentées sous le symbole de la séduction : il faut plaire ! La reconnaissance des autres n’est pas principalement dans le physique, mais dans le savoir-faire.
Enfin, il faut accepter 2 choses :
18% des jeunes en possibilité d’être catéchisés le sont. Les jeunes qui connaissent Dieu sont rares et la culture religieuse s’effrite ... quelle réponse donner alors à cette soif de sens que demandent les jeunes aujourd’hui ? Et comment respecter l’engagement de chacun dans son cheminement religieux ?
Dire que le scoutisme est ouvert à tous est un pléonasme. Le scoutisme EST une ouverture, par définition.
Le scoutisme est aussi une mission spirituelle et nous avons l’exigence et le devoir de proposer le scoutisme à tous. Ceci n’est pas incompatible avec une ouverture à tous. Etre catholique ne peut se concevoir sans l’idée de l’ouverture. « ...j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire, j’étais étranger et vous m’avez recueilli... » (c26v34, Evangile selon St Matthieu).
Objectif annoncé du scoutisme par Baden Powel : laisser le monde un peu meilleur. Il y a derrière cela tout un programme et des projets : solidarité, paix, espérance, etc.
Il faut prendre les jeunes comme des citoyens dès maintenant, plutôt que de les considérer comme des citoyens de demain uniquement. Mais il y a un bug dans la méthode scoute aujourd’hui : on peut développer les projets facilement, mais la société est devenue plus frileuse et les chefs n’ont plus toujours le temps de faire des activités à l’extérieur.
Ceux qui ont des choses à raconter sont ceux qui ont réalisé de grands projets. Il faut donc travailler cette possibilité de faire de grands projets.
Les jeunes ont aussi besoin de se sentir utiles, donc il faut élaborer des actions utiles. Elles doivent entre autres être menées et reconnues au sein de la protection civile (feux de forêts par exemple...).
Qui dit nouvelle identité dit renoncer à son identité du moment : nous serons tous dans une identité nouvelle que nous ne connaissons pas encore. Et c’est au niveau local que cela se construira au fur et à mesure.
Nous misons sur le « faire ensemble » et le « vivre ensemble » : force nouvelle et appelante pour le développement de ce nouveau mouvement.
Qu’est-ce qui fait le fond de la culture scoute, qui fera notre nouveau mouvement ? Il faut surtout se poser cette question pour les jeunes plutôt que pour nous, même si le scoutisme comme on l’a vécu, ça serait dommage de le perdre.
Le premier rôle d’un mouvement scout est celui du chef et de la cheftaine. Nous devons changer de logique : plutôt que de se baser sur des fonctions et une pyramide, se baser sur des missions et des compétences. En d’autres termes,
Il y a encore trop de lourdeurs administratives à réduire également.
Il y a aussi trop d’échelons dans le mouvement en terme d’organisation. Deux catégories de personnes existent : ceux qui font du scoutisme et ceux qui font faire du scoutisme. Le volume de l’activité intermédiaire (régionale, départementale) doit être allégé.
Note : il ne s’agit pas ici de supprimer un échelon, mais de réorganiser l’activité intermédiaire, entre le centre national et le terrain.
Chacun ses compétences :
latoilescoute
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