Lors de notre première veillée, mardi soir, nous avons appris que le thème de notre aventure serait « le mythe africain » et nous avons établi la loi du camp :
Le lendemain soir, nous avons dû dormir dans une grange à cause d’un orage… qui n’a pas eu lieu. Puis, le jeudi 20, les constructions étant terminées, nous avons pu faire un match de thèque (baseball simplifié) ; puis nous sommes allés à Gramat (le village près duquel nous campions) pour voir une démonstation de chiens de la gendarmerie avec, entre autres :
*- Démonstration de discipline (les classiques « assis », « couché »…) et d’incorruptibilité (une personne autre que le maître du chien présente à ce dernier un bout de viande : le chien n’y touche pas).
*- Recherche de personnes disparues.
*- Recherche de substances illicites (on amène sur le terrain une voiture qui « pète le feu » et « ne marche pas qu’à l’essence » dans laquelle un chien découvre des explosifs et de la drogue).
*- Démonstration d’attaque (le plus spectaculaire)
Le 21, Fabien, un de nos chefs, a animé l’activité capoeira.
Mais, au fait, qu’est ce que c’est la capoeira ? C’est un art martial inventé par les esclaves noirs. Pour que leurs maîtres ne les soupçonnent pas de vouloir se rebeller, ils l’ont « camouflé » en danse. Le résultat : des attaques et des esquives qui s’enchaînent sans que les « danseurs » ne se touchent jamais.
Nous avons d’abord appris le mouvement de base, puis les attaques et esquives qui viennent se « coller » dessus. L’après-midi, nous avons formé des équipes, et chacune d’entre elle a reçu un message. Sur le nôtre figurait une mystérieuse suite de lettres et de chiffres … Nous avons deviné qu’il s’agissait de points cardinaux et de nombres de pas. Le message disait d’avancer au nord, puis à l’est, au sud et à l’est. Nous avons trouvé un 2nd message où les lettres sont représentées par des signes composés de traits et de ronds. Il suffisait de multiplier le nombre de ronds par 5 et d’y ajouter le nombre de traits. Le nombre ainsi obtenu est la place de la lettre dans l’alphabet (Exemple : « ooo -ooo » - oo ooo « ooo o -o). Nous fûmes les deuxièmes à découvrir le « trésor », qui était dans une caisse en bois enterrée. Il s’agissait du « mythe originel » tant recherché et… du goûter !
Samedi 22, nous avons fait le concours cuisine. Le seul problème, c’est que… les ingrédients étaient imposés ! En effet, tous les scouts et guides de Midi-Pyrénées campent autour de Gramat ; il est donc plus simple d’acheter la nourriture en gros. Avec les poivrons, les tomates et la salade, nous avons fait une salade composée ; avec les escalopes et le riz, nous avons fait du poulet au curry (pour l’anecdote : en posant un peu précipitamment une escalope, l’huile bouillante s’est enflammée ; le temps d’éteindre, l’extérieur était complètement cuit) ; avec le chocolat et la crème fraîche, nous avons fait une fondue au chocolat dans laquelle, avec les piques à brochettes, on trempe des morceaux de kiwi, de banane et d’ananas.
Nous étions notés sur 3 critères : ambiance, hygiène et… cuisine, bien évidement. Les résultats : Les filles ont gagné le prix des « imag’girls », les garçons celui de « l’humour du soleil levant » (ils ont utilisés les piques à brochettes comme des baguettes chinoises) et nous celui des « rossignols nettoyeurs » (allusion à l’ambiance musicale et à la note en hygiène).
Le lendemain du concours cuisine, nous sommes partis en explo. Paul, notre explorateur, a reçu la carte sur laquelle était indiqué le trajet (moins de 10 km aller-retour !), Joseph, le soigneur, a pris en charge le nécessaire pour soigner tous les petits bobos. Puis nous sommes partis …
Après quelques tours et détours, (et une escale glace à quelques pas du but), nous sommes arrivés dans une ferme appelée Miquial. Nous nous sommes installés dans un champ, près d’un camion rouillé, après un repas apporté par les chefs et une veillée auto-organisée, avec entre autres un loup-garou à cinq.
Après une nuit sans histoire (à part mon inquiétude au sujet de la pluie ), nous avons pris le petit déjeuner, apporté par les chefs la veille. En fin de matinée, les chefs sont revenus pour apporter le déjeuner ; nous nous sommes mis en route sitôt celui-ci finit ! Après le voyage retour, comme nous n’avions pas le droit de rentrer avant 16 h, nous avons patienté dans le terrain de foot voisin.
Le soir, à la veillée, chaque patrouille a raconté une anecdote qui lui était arrivé : nous avons appris que les filles avaient rencontré un personnage louche et qu’elles ont donc dormi tout près du lieu de camp ! Nous avons aussi bien rigolé quand les chefs ont raconté ce qu’ils ont fait pendant que nous n’étions pas là...
Le matin après l’explo, nous avons fait la grasse matinée. L’après-midi, 2 ateliers ont été organisés : pâte à sel et flambeaux. Pour faire les flambeaux :
Le lendemain ont eu lieu les olympiades. Le matin, nous avons diputé une thèque ; l’après-midi, nous avons fait des « jeux d’eau » :
Le mercredi 28, les scouts de Midi-Pyrénés se sont réunis à Gramat pour prendre le bus, afin de se rendre à Jambville. Jeudi matin, car c’était un voyage de nuit, nous avons découvert le site du Jamboree ; chaque troupe était répartie dans un des 24 « villages » en fonction du territoire auquel elle appartient (par exemple, tout les scouts de Midi-Pyrénés campaient dans le village « Occitania terre d’envol »). L’espace attribué à chaque troupe est délimité par les rubalises (plus de 30 km ont été posés !). Nous avons également pris connaissance du règlement :
A 16h30, nous sommes partis vers le Grand Podium pour la cérémonie d’ouverture. Nous apprenons que, voilà un an, on a retrouvé des extraterrestres et leur vaisseau. Celui-ci est maintenant en état de marche, mais n’a plus de carburant. Or, les XTs savent produire du carburant à partir de nos talents ! Mais au fait, je ne les ai pas présentés, ces XTs, alors, les voici, avec les talents dont ils ont besoin :

Le lendemain, nous sommes arrivés (ma patrouille et moi) dans notre 1er espace talent, celui de Woopi. Un espace talent, c’est une zone où l’on peut développer un ou plusieurs de nos talents. Le matin, nous avons construit une méga-hutte, avec des perches, une bâche, des branchages et de la ficelle. A midi, comme on mange sur l’espace talent, les aliments sont hyper-conditionnés : il y avait notamment du poulet pas cuit et sous vide ! L’après-midi, nous avons relié deux cabanes en hauteur par une passerelle sur pilotis.
30 juillet. 2ème espace talent. Cette fois-ci, c’est chez Krüggy que nous allons. Nous avons d’abord fait de la poterie, puis des masques de papous. Soudain, un peu après le repas, la pluie s’est mise à tomber ! Nous sommes rentrés au village en quatrième vitesse.
Heureusement, à 16h30, le ciel s’est calmé et nous sommes allés au Grand Podium pour la messe. La 1ère lecture était le 2nd livre des Rois (4, 42-44) ; le psaume, « Tu ouvres la main : nous voici rassasiés » ; la 2ème lecture, la lettre de Saint Paul Apôtre aux Éphésiens (4, 1-6) ; l’Evangile était l’Evangile de Jésus Christ selon Saint Jean (6, 1-15).
Nous sommes le Lundi 31 ; nous avons rendez-vous chez Speedus. 1ère activité : caisses à savon (poussée sur terrain plat) ; ci-contre, un tricycle géant. Après la pause déjeuner, nous avons fait un atelier sur les gestes de premiers secours.
21h. C’est la cérémonie de clôture ! Les XTs vont-ils regagner leur planète ? Nous remplissons les réservoirs avec les MBJ (Minute de Bonheur Jeune) … Ouf, ils sont gonflés à bloc. Le vaisseau va partir … Les turbines commencent à éjecter de la fumée … mais que se passe-t-il ? Le vaisseau ne décolle pas ! Mais oui ! L’énergie n’est pas décompressée ! Elle a besoin d’espace, alors nous chantons la chanson du même nom. Le vaisseau est caché par la fumée … mais sur l’écran géant, on le voit encore ; il a décollé !!!!!!
Ensuite, nous assistons à une pièce de théâtre jouée par des scouts, et au premier abord sans rapport avec l’aventure que nous venons de vivre. Benoît est en train de jouer au foot, seul. Mais son ballon passe de l’autre côté du mur contre lequel il joue. Arrive alors une boule noire ; Benoît s’en empare et, comme hypnotisé, il va vers « le très loin à portée de main ». Un peu plus tard, la bande des « nuls au pied du mur » se réunit ; c’est une bande de copains qui établissent une comptabilité précise de leurs bêtises. Benoît en fait partie, alors ses copains se lancent à sa recherche. Ils finissent par arriver « de l’autre côté du mur » où ils retrouvent Benoît qui tient la mystérieuse et surtout dangereuse boule noire, qu’il ne faut surtout pas lâcher sous peine de provoquer une catastrophe écologique. A force d’empêcher la lourde boule de tomber, ils découvrent leurs talents et décident de devenir la « bande de ceux qui n’ont pas peur ».
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