Muhammad, « le loué », n’est pas le fondateur, mais le prophète de l’islam, l’envoyé de Dieu. Il a vécu à La Mecque de 570 à 622 de l’ère chrétienne, puis jusqu’en 632 à Médine.
Son émigration (hégire) marque le début du calendrier musulman qui est lunaire.
« Dites : `Nous croyons en Dieu, à ce qui a été révélé à Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, aux (douze) tribus, à ce qui a été confié à Moïse, à Jésus, aux prophètes par leur Seigneur. Nous ne faisons aucune distinction entre eux et à Dieu nous sommes soumis’. » (sourate 2, 136)
Un seul Dieu (en arabe Allah) révèle un même message - adapté aux circonstances de l’histoire - à ses prophètes et envoyés dont le dernier est Muhammad.
Au pacte primordial qui lie l’ensemble de l’humanité à Dieu correspond la fin dernière, le jugement de Dieu qui fait de la vie un test. Sur la voie qui mène à Dieu - la Vérité - la révélation et la foi sont la lumière et l’orientation.
Le Coran, en arabe « la récitation », est la Parole de Dieu descendue sur Muhammad par l’intermédiaire de l’archange Gabriel.
Constitué de 114 sourates ou chapitres, le Coran est inimitable ; il inspire toute la vie religieuse et sociale des musulmans.
La vie musulmane suit les prescriptions du Coran et l’exemple du Prophète.
« Certes, Dieu ordonne l’équité, la bienfaisance et l’assistance aux proches. Il interdit la turpitude, l’acte répréhensible et l’oppression (l’injustice). » (sourate 16, 90).
Et aussi : « La foi, c’est d’adorer Dieu comme si tu Le voyais, mais si tu ne peux Le voir, Lui certes te voit. » (Paroles du Prophète).
La reconnaissance de Dieu impose en permanence l’application de la justice en vue d’un rayonnement pratique de la foi. La mesure, la bienséance et la générosité doivent caractériser les relations personnelles et sociales du musulman.
La prière - salat - ponctue cinq fois par jour la vie du croyant mis en rapport immédiat avec son Créateur, sans oublier la dimension communautaire de la prière à la mosquée.
L’aumône légale - zakat - de 2,5 % de la fortune a valeur de purification et de justice sociale.
Le jeûne du mois du Ramadan exige l’abstention de nourriture et de boisson, ainsi que de toute impulsion passionnelle, de l’aube au crépuscule.
Il a valeur d’adoration personnelle et de solidarité communautaire avec les plus démunis.
Le pèlerinage à La Mecque - hajj -, si possible au moins une fois dans la vie, fait participer au rassemblement des musulmans au lieu symbolique de l’Unicité des croyants.
Tout est licite, à l’exception du porc ainsi que de l’alcool et de toute autre forme de drogue. Traditionnellement, on doit égorger les animaux en invoquant le nom de Dieu.
Le vendredi est le jour de la prière accompagnée du prêche à la mosquée.
Aid El-Fitr : la fête de rupture du jeûne au terme du Ramadan est une invitation au partage et à la joie.
Aid El-Adha : la fête du sacrifice au dernier jour du pèlerinage est l’occasion pour les musulmans de sacrifier - le plus souvent - un mouton, en mémoire du Sacrifice d’Abraham.
Parmi les autres fêtes, on peut mentionner :
La naissance est une bénédiction de Dieu. Les garçons sont circoncis durant leur enfance ; dès la puberté, filles et garçons observent les pratiques islamiques.
Le mariage est l’état normal du musulman ; il entreprend chaque action en invoquant le nom et la miséricorde de Dieu.
A l’heure de la mort, lui-même ou un proche récite la profession de foi.
Dès la succession du Prophète, l’islam se répartit en deux courants principaux : sunnite et chi’ite.
Les sunnites (90%) se réfèrent à la sunna, la tradition du Prophète et au consensus de la communauté formulé par quatre écoles juridiques reconnues.
Divisés en plusieurs tendances, les chi’ites accordent une grande vénération à Ali et aux descendants du Prophète par sa fille Fatima.
L’islam connaît aussi l’orientation mystique des confréries soufies, soucieuses d’une adhésion intérieure à l’islam.
Respect particulier pour les « gens du Livre », juifs et chrétiens notamment, même si les musulmans pensent qu’il y a eu des altérations dans les messages antérieurs que le Coran est venu rectifier.
« Par la sagesse et la bonne exhortation, appelle (les gens) au sentier de ton Seigneur. Et discute avec eux de la meilleure façon. » (sourate 16, 125).
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