La Presse dans le groupe

Le besoin de s’exprimer à travers un journal est très vite apparu dans le Groupe.

L’initiateur fut Robert ARZANO, fondateur de la 57e Meute et passionné de ce qu’on n’appelait pas encore les problèmes de communication.

Sentant le besoin de s’adresser aux parents et de faire passer le message aux Louveteaux? au-delà des réunions et des sorties, il crée au début 1946 « NOS ÉCORCES », en format de poche, très pratique d’utilisation.

J. TALARD, qui n’avait pas été prévenu de ce lancement, en fit le reproche à son Louvetier, mais couvrit immédiatement cette initiative qui lui parut, en fin de compte, tout à fait à propos.

Ce journal sortit régulièrement tous les mois et, après le départ de R. ARZANO, fut repris par A. BOREL et J. BROSSARD.

Au début 1947, apparut une deuxième publication lancée par « l’ineffable » C. PAY, sous le titre de « BEC », dont la diffusion était réservée au Clan et aux Maîtrises. Sa lecture était un régal, tant ses articles, souvent farfelus, étaient drôles, imprévus et décapants.

L’inévitable concurrent fit son apparition à Pâques 1948. Lancé par le trio C. ARZANO, R. BOUCHON, J. CHAGNAUD, « BIVER-TIMES » était plutôt du genre « loufoque » ; son exergue « Faites-moi au moins l’aumône d’un regard » (extrait du film « Monsieur Vincent ») était tout un programme.

Le duel pittoresque BBC-BIVER TIMES conduisit CHARLETY à mettre tout le monde d’accord en créant, en novembre 1948, un Journal de Groupe, qui pour son premier numéro utilisa le titre de « NOS ÉCORCES », dont la parution avait cessé en juin. Dès le numéro de décembre, il prit le nom définitif de « CHEBEC ».

J. BLANC en fut le premier rédacteur en chef, remplacé par P. LANTEAUME, auquel succéda le trio ARZANO-CHAGNAUD-PAY. En 1953, la direction échut à P. LANTEAUME qui la céda ensuite à F. DUPRE pour cinq ans et enfin à J.L. MARQUES.

LE CHEBEC, qui vécut pendant plus de quinze ans, fut un moyen d’expression pour de nombreux Louveteaux, Scouts et Routiers? qui s’y relayèrent pour publier articles et reportages.

Il a été une mine précieuse d’informations et de renseignements pour la rédaction de la PLAQUETTE DU CINQUANTENAIRE, tant il s’était attaché, durant toute son existence, à rendre compte de la vie du Groupe.

Pour la petite histoire, il faut signaler, durant l’année 1955, la parution de 4 numéros du « CHEBEC LIBERE » rédigés par l’ancienne équipe de TELE-37, en réaction passagère contre LE CHEBEC (officiel). Et encore, l’année suivante, sous l’impulsion de G. CAUVET, M. MORELLI et J.J. PAIN, l’apparition pendant quelques mois de « ATOM’IC FOULARDS NOIRS 37 », diffusé auprès de la Troupe.

On ne peut évoquer la presse dans le Groupe sans mentionner « LE COURRIER D’AFRIQUE » que P. BRUNO et H. ARNIAUD diffusèrent, pendant la guerre d’Algérie, auprès des Routiers mobilisés Outre-Méditerranée, pour assurer un lien entre eux et avec le Groupe.

Mérite enfin une mention la Troupe, qui en 1952 et 1956, sous la conduite de Pierre et Jacques LANTEAUME, réalisa, chaque fois en un dimanche, la rédaction et le tirage d’un journal présentant les événements de la journée à Marseille, vus par les Éclaireurs transformés en reporters.

PS

Cet article était originellement publié sur Scout un jour, un site animé entre 2004 et 2014 par des passionnés de l’histoire des Scouts de France.

Publié le (mis à jour le )