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Le didjeridoo

Voici comment réaliser toi-même en deux coups de cuillère à pot un didjeridoo tout à fait convenable !

Matériel

  • Un tube de PVC d’environ 1m40 de long et de 4 à 6 cm de diamètre
  • De la cire d’abeille
  • De l’eau
  • Deux casseroles
  • De quoi faire chauffer la cire
  • Eventuellement : un sèche-cheveux

Fabrication

Le didjeridoo est l’un des plus vieux instruments de musique du monde (plus de vingt-mille ans). Il était utilisé à l’origine par les Aborigènes du nord de l’Australie, qui recueillaient des branches d’eucalyptus ou de bambou évidées par des termites pour en faire des instruments capables d’imiter les bruits de la nature. Si tu n’as pas de termites sous la main, voilà une méthode simple (et plus rapide !) pour t’en faire un :

Fais chauffer la cire jusqu’à ce qu’elle soit à l’état liquide, puis laisse-la refroidir pour qu’elle durcisse très légèrement. Pendant ce temps, dispose une casserole remplie d’eau (aussi froide que possible) sur ton plan de travail.

Tu vas tremper l’une des extrémités du tube de PVC dans la cire, en le faisant tourner sur lui-même, puis, tout en continuant à le faire tourner, le tremper dans la casserole d’eau froide, afin que la cire prenne. Enlève les amas éventuels de cire, puis recommence jusqu’à ce que l’embouchure fasse environ trois centimètres de diamètre. Veille à ce que la cire ne soit pas trop chaude, ou elle ne prendra pas.

Conseils

Compte le nombre de couches de cire que tu appliques. Quand tu vois que la taille du trou commence à être à peu près convenable, essaye de t’en servir (en faisant attention à ce que la cire soit bien froide !) Tant que tu n’es pas tout à fait satisait, rajoute une couche. Si tu t’aperçois que tu as mis une couche de trop, enleve toute la cire en la faisant fondre à l’aide d’un sèche-cheveux, et recommence en comptant le nombre de couches qui t’avait paru le plus satisfaisant la première fois.
Dernière étape

Tu n’as plus qu’à décorer ton didjeridoo !

Astuce

Fais des didjeridoos de différents diamètres et tailles, afin d’obtenir différentes notes, c’est plus sympa quand on joue à plusieurs !

Comment s’en sert-on ?

C’est bien beau de l’avoir, encore faut-il pouvoir en jouer ! Le didjeridoo repose sur deux principes simples :

La résonance de l’air propulsé dans le tube. Pose la moitié de ta bouche contre l’embouchure, de manière à ce qu’elle soit hermétiquement fermée. Tes lèvres doivent être très détendues. Souffle en les faisant vibrer très fort (dans un premier temps, de cette manière le principe te viendra plus vite), un peu comme si tu voulais imiter un cheval. Tu devrais entendre une belle vibration bien grave !

La respiration continue : l’intérêt du didjeridoo repose dans la continuité du son. Or une unique bouffée d’air ne permet de souffler qu’environ trente secondes. A partir de là, il existe un principe fort simple pour souffler sans t’arrêter pendant plusieurs minutes d’affilée (voire plusieurs heures si tu n’as que ça à faire !) : pendant que tu souffles par la bouche, tu va aspirer par le nez. Si, si, je te dis que c’est simple ! Décomposons la chose : quand tu souffles et inspires, tu utilises tes abdominaux. Pour jouer du didjeridoo, tu vas alternativement utiliser tes abdos et tes joues pour souffler.

Au bout d’une certain temps, quand tu as soufflé, tu n’as plus d’air dans les poumons. Pour faire le plein avant de ne plus avoir d’air du tout, tu va stocker de l’air dans la bouche en gonflant les joues. Tout le monde peut instinctivement « couper les communications » entre la bouche et la trachée, ce qu’il faut faire ici. Ensuite, tu vas expulser l’air de ta bouche en contractant les joues. Ce sont tes joues seules qui doivent faire tout le travail. Pour t’entraîner, souffle d’abord en utilisant les abdos, puis avec les joues, en plaçant une main devant ta bouche pour contrôler que le flux d’air est continu (ce qui est également un bon moyen de contrôler que tu n’as pas mauvaise haleine !).

Une fois que tu vois le principe, essaye d’aspirer par le nez tout en soufflant avec les joues.

Récapitulons : le souffle se décompose en trois temps : on expulse l’air contenu dans les poumons, on stocke de l’air dans la bouche, on expulse cet air tout en respirant par le nez.

Une fois que tu te seras entraîné, seul le rassemblement pour le repas pourra t’arrêter !

PS

Source : Groupe Victor Schoelcher - Houilles

Crédit photo : www.flickr.com/photos/federomero/4268189759

Publié le (mis à jour le )