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> Jean Muller, un rappelé témoigne à charge

19 mars 2004, 17:13, Ecrit par jmv

Les documents qui sont publiés jusqu’ici sur « ScoutUnJour » demandent effectivement une contextualisation historique et une mise en perspective pour comprendre ce qui s’est écrit. Je partage donc votre souci de rappeler, notamment, les « événements » de Corse de 1958 ou l’appel de 1954 de l’Abbé Pierre, alors que nous étions en train de lire la recension des Journées Nationales SDF de la Pentecôte (mai 1958) : les discours de Michel Rigal, de François Lebouteux et d’autres, prennent alors plus de relief pour des lecteurs d’aujourd’hui.

Cela m’amène à une autre perspective (non exclusive de la précédente) qui s’attache à la mise en lumière de la réception effective, au sein de l’Association des SDF, de ce qui s’était dit et fait au cours de ces fameuses Journées Nationales. Quelle auront été finalement les retombées dans les unités et dans les Régions ? C’est pour cela que des réactions de témoins directs et de participants seraient intéressantes à recueillir aujourd’hui.

Je pense ainsi aux éventuels témoignages des cadres du « terrain », et de ceux qui ont été Éclaireurs ou Routiers? - non qu’un témoignage de l’Equipe Nationale ou du Conseil d’Administration, s’il est possible, soit inintéressant dans cette perspective (un travail d’analyse de contenu des déclarations des Responsables Nationaux mériterait d’être lancé puis exploité). Mais c’est la question de la « réception » par les jeunes, de l’intégration dans les mentalités et les pratiques scoutes de ce genre d’intentions, de l’impact dans la vie concrète en quelque sorte, de ce genre de discours qui m’intéresse surtout.

En écrivant ces quelques lignes, et au-delà de la simple lecture des Journées Nationales SDF 1958, je ne pensais pas à un quelconque recommencement plus ou moins caricatural de l’Histoire. Pas davantage et abusivement à un passé presque « mythifié ». Mais plutôt, à la possibilité de mettre au jour des ressorts et des dynamismes (sociologiques, culturels, … , anthropologiques) qui seraient à l’oeuvre dans l’Association prise dans son contexte (social, politique, religieux, intellectuel) difficile et à l’évidence en profonde mutation, marqué par la croissance industrielle, le consumérisme naissant, l’explosion technologique, ferments de la sécularisation accélérée des années 60.

Ce type de réflexion n’est peut-être pas éloigné de préoccupations de celles ou ceux qui, en ce moment, se trouvent devant la « page blanche » de la construction de la nouvelle entité scouts-guide. Quels a-venirs, sur la foi de quel passé ?

Vous-même, ou d’autres lecteurs, qu’en pensez-vous et auriez-vous des pistes à me suggérer ??

Bien cordialement, en tous cas, et peut-être à une prochaine visite,

jmv

PS. : je suis, moi-aussi, prudent sur les effectifs annoncés dans cette Revue des Chefs.
Ce n’est pas un parallèle hasardeux avec la situation de ces 10 dernières années qui m’intéresse, c’est plutôt l’idée de Michel Rigal et d’autres d’un grand « Mouvement de Jeunesse », partenaire obligé des Pouvoirs Publics ou de l’Eglise, qui donne à réfléchir. On comprend mal, me semble-t-il, le maillage administratif des scouts collant plus tard aux réalités administratives de la Ve République, sans cette perspective puissante de Politique de/pour la Jeunesse.

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