201e Paris

Le groupe 201e Montcalm Paris fut, de 1944 à 1971, une unité scoute de quartier populaire parisien, lié à la paroisse Sainte-Geneviève des Grandes Carrières

Fouiard : orange plain.

Les origines

La paroisse a été fondée en 1907 et a été généreusement pourvue d’un stade, de terrains et de bâtiments sportifs (football, basket). Le patronage "Championnet" est très fréquenté dans ce quartier populaire du 18e arrondissement, proche de la "Zone". Dans le clergé paroissial, il faut noter la présence avant 1914 de l’abbé Caillet, fondateur du Frat’ en 1908, identique ou homonyme de l’abbé Marcel Caillet, fondateur des Intrépides du Rosaire dans le 14e, toujours un quartier populaire.

Quoiqu’il en soit une troupe pourrait bien avoir été fondée à Championnet dès les années 30 sur initiative de la 1re Paris (85e Paris ?) mais le fait n’est pas certain et en tout cas elle se serait arrêtée rapidement.

La (re)fondation

À l’automne 1944, ou au début 1945 grâce à l’abbé Raymond Borme, résistant et directeur du Patronage, (re)nait le scoutisme dans la paroisse mais les artisans sont l’abbé Jean Rupp, au long passé scout, et surtout Henry Bourreau, venu de la dynamique 45e Paris, basée à St-Pierre de Montmartre, toujours dans le 18e. Le nom transitoire a été 45e B mais Henry Bourreau semble se brouiller avec son ancien groupe d’où la migration vers Championnet et un nouveau numéro. Le groupe devient donc officiellement le 201e Paris, rappel par la numérotation d’une ancienne fondation par la 1re Paris ?

En tout cas le nom officiel du groupe est Montcalm, le héros du Québec, mais ce nom est aussi d’une des rues du quartier. La couleur du nouveau foulard est orange plain (uni), ce qui ne serait pas une marque de filiation avec une troupe plus ancienne disparue. Cette couleur proviendrait plus banalement de la crise du textile d’alors : la Hutte ne disposant, fin 1944 ou début 1945, que d’un stock de cette couleur. Le foulard de la 45e (brun bande violette) a donc été très vite abandonné… L’étendard est lui confectionné par un père de scout, décorateur brodeur de métier.

Les Amis des scouts aident financièrement au démarrage de la jeune unité tandis qu’un local est prêté par la paroisse au dernier étage du bâtiment du "patro", sous les combles donc, c’est le "deuxième gauche". C’est vaste, chaque patrouille y aura son coin de pat’. À l’été 1945, la jeune troupe campe à Livet-sur-Authou en Normandie. À ce premier camp est présent un ACT de 19 ans, Jean Larnaud, qui jouera un rôle déterminant dans la vie du groupe. Il existe alors trois patrouilles : Lynx, Hirondelles et Chamois. Ce tout premier camp d’été est marqué par la guerre encore très présente dans le paysage normand. Une explo de patrouille se déroule (involontairement bien sûr) en terrain signalé comme miné. Les ragoûts aux champignons de François Thomas sont préparés sur des feux allumés au cordon Bickford….

Le début de l’année 1947 voit l’inauguration officielle du local par les autorités scoutes, paroissiales et parentales. La Meute n’a toujours pas démarrée car les Guides sont trop jeunes mais c’est fait au début 1948.

Vie du Groupe

Dès 1947 le groupe est complet : meute, troupe et clan.

Pendant des années il va exister une rivalité larvée entre les scouts et les Cœurs Vaillants sur la paroisse. De fait certains louveteaux? "montent" aux Cœurs Vaillants et non à à la troupe ! Il faut dire qu’avec ses légions (petites équipes d’age) d’Intrépides ou d’Ardents, son étendard jaune à croix bleue, sa devise "À Cœur Vaillant rien d’impossible" mais aussi avec son foulard, son embryon d’uniforme et ses insignes, ce mouvement de jeunesse catholique ressemble alors fort au scoutisme.

D’après le frère Yves Combeau, Henri Bourreau puis Jean Larnaud se succèdent comme CT, CC et CG et même comme commissaire du district Montmartre. Le frère de Jean, Yves Larnaud, sera également CD. D’environ 1952 à 1963, Jean Larnaud sera chef de groupe et restera administrateur de l’association Championnet jusque dans les années 1970. L’abbé Rupp, devenu évêque, reste également fidèle au groupe. Par la solidité de ses maitrises la 201e va jouer un rôle important dans le scoutisme du district jusque vers 1965.

En 1970, le CdG est le directeur de l’Association Championnet, Bernard Besse, sans expérience du scoutisme dans sa jeunesse. L’aumônier de groupe est le Père Mouraud. Bernard Besse est remplacé par un couple puis fin 71 début 72, le groupe ferme.

La troupe

Chamois : Alertes et… Vifs
Cigognes : Cigognes pour… l’Honneur
Hirondelles :
Loups :
Lynx :

**Les années internationales

Un bulletin l’« Entre Nous des Scouts de Championnet » est né, il changera parfois de nom (Going our way ou Canéja) et durera jusqu’en 1957 environ. Mais la 201e se distingue par ses fréquents camps ou passages à l’étranger ce qui n’est pas banal à l’époque pour des jeunes du quartier des Grandes Carrières.

En 1946, l’abbé Rupp, grâce à ses amitiés internationales, fait très fort : il emmène la jeune troupe faire son camp d’été à Gilwell puis les éclaireurs participent au pèlerinage à Notre-Dame de Willesden et enfin visite de Londres. Les anciens se souviennent encore de la traversée du "Channel" sur l’Isle-of-Thanet, un antique rafiot très chahuté par la mer entre Dieppe et Newhaven. À Gilwell les petits français sortant de la guerre et des privations font une découverte mémorable : le papier-toilettes à dessins ! Vers 1946-1947, une 4e patrouille est créée à la troupe : les Cigognes.

En 1947, le camp de Pâques, très froid, se fait à Faÿ-la-Trioulère, à coté du Puy : les fermes sont archaïques, on laboure encore avec des bœufs. Le camp d’été se fera près du Ker, la colonie de Championnet près de Douarnenez. En explo, à la messe du dimanche, le prêche est en breton… cela donne un petit goût d’international.

En 1948 : aumônier P. Forgeot d’Arc de la paroisse. Le camp de Pâques à lieu à Lavau, près de l’abbaye de Pontigny (Yonne). Au camp d’été des Pyrénées, éclate un orage terrible le 30 juillet au Pic du Canéja. Le lendemain, spectacle organisé pour les villageois. Le 8 août le scout J.-P. X… perd sa 2e classe, motif : a fumé. Pèlerinage à Lourdes.

Cigognes : CP Michel Latrois. En 1951 : CP Jean Guérin (frère de Jacques).

Hirondelles : CP Michel Denis. En 1951 : CP Bernard Prévost.

Lynx : CP Paul Lepage. En 1952 CP : Jacques Guérin.

Chamois : CP Pierre Defosse. En 1950 : Roland Eggrickx

Au camp de Pâques de 1949, toujours à Lavau dans l’Yonne, au cours d’un jeu de nuit l’horizon rougeoie une grange brûle. La troupe s’élance, déception c’était un effet de lune. L’été, la troupe ressort à nouveau des frontières pour le Luxembourg à l’abbaye de Clairvaux. À nouveau passage sur un terrain d’où on découvre ensuite le panneau "Achtung Minen [1]", également passages en Belgique et Allemagne. Rencontre de scouts hollandais. En 1949, au Luxembourg le chocolat est en vente libre ! (en France toujours les tickets de rationnements).

En 1950, Il y a 35 éclaireurs à l’effectif d’où la naissance d’une 5e patrouille, elle est composée des aînés en instance de montée au Clan. En cette année, la 201e est donc une affaire qui tourne rond avec ses 4 patrouilles règlementaires plus la super’pat. Celle-ci porte le totem du Loup. Le 4 juin 1950, la troupe remporte le tournoi de handball de la Province à La Croix de Berny. À l’époque Championnet Sport est une grosse équipe donc… Pour le camp de Pâques au château de Guilbaux (Orne), la troupe organise une séance de théâtre pour les villageois. La maitrise se compose alors de Jean Larnaud comme CT, assisté par Gérard Schmider, Pierre Koutsikidès et Alain Fourmont. L’aumônier est le Père Rupp. Le camp de Pâques se déroule en Belgique à l’abbaye de l’Aulne. le camp d’été 1950 est au Casset près de Serre Chevalier dans les Alpes. De retour de randonnée, la troupe trouve son site squatté par une troupe de Marseille mais tous s’arrange après une sévère réprimande des deux aumôniers. Le père Rupp fait chanter du negro spiritual à la veillée (Nobody knows… ou Sweet chariot). Puis une virée motorisée à Turin en Italie, avec macaroni et vin (un peu trop) capiteux ! À la Noël, un pèlerinage à Rome pour les ainés avec audience du pape Pie XII mais la sedia gestatoria et la pompe ne sont pas appréciés appréciés de tous.

**La maturité

1950-1951 : le chapeau quatre-bosses est abandonné et la troupe adopte les bérets. Le 9 juin 1951, Jean Larnaud devient CC, et un peu plus tard CG. Il le restera plus de 10 ans.

1951 : le camp de Pâques est toujours à Guilbaux près Bretoncelles (dans l’Orne). Le beau temps n’avait pas choisi de participer au camp. En février, c’est la naissance provisoire des Renards qui s’éclipsent rapidement. Le 9 juin, Jean Larnaud devient CC, il est remplacé à la troupe par Gérard Schmider. Le Camp d’été à Lutzelbourg dans les Vosges vit un grand jeu "musclé" contre les troupes de Montgeron et Brunoy (deux contre un !) : Daniel Prévost est le dernier à se rendre.

1952 : Le camp de Pâques se déroule au Château de Vaugoin près de Dhuizon (Sologne). L’été, le camp près de Fougères est en Ille-et-Vilaine. Le thème du grand jeu est Les autonomistes bretons attaquent… et on s’y croit, mais ce sont des routiers? du coin ! En tout cas ce grand jeu marquera les esprits. Gérard Schmider quitte la troupe et est remplacé par Guy Jouffroy (?). La troupe compte alors quatre patrouilles : Cigognes, Chamois, Hirondelles et les Lynx qui viennent d’être recréés.

1953 : Le camp de Pâques est commun avec la 2e Bourges en bord de Loire. Les berrichons y battent les parigots au rugby puis camp d’’été du 16 juillet au 6 août Lac de Saint-Point dans le Jura avec passage en Suisse de la 201e, la 201e est toujours tournée vers l’international.

1954 : Pâques à Chafflin près de St-Laurent-des-Eaux près de Beaugency(41). Eté ???

1955 : Pâques : ? . Du 17 juillet au 8 août, camp d’été en Catalogne.

1956 : Daniel Prévost, un ancien CP de la 201e devient CT.

1957 : Pâques ?. Le camp d’été débute près de Bludenz en Autriche puis, à cause de la pluie et du froid, se replie en Alsace.

Durant ces années, les grands jeux peuvent être "rudes". Lors des week-end de patrouille la coutume est de ramasser les douilles de cartouche et de vendre le cuivre aux Puces. Cela augmente la caisse de patrouille.

**Les années Raiders

1958 : Camp de Pâques à Chaumont-sur-Tharonne. Camp d’été à Colmars-des-Alpes et St-Véran (Queyras) sous la direction de Philippe Bonnet-Laborderie, l’ effectif est de 28 scouts en 4 patrouilles : Lynx, Chamois, Hirondelles et ???? . Fin 1958, Patrick Le Bosquain devient CT et lance la 201e dans le projet Raider. De fait les Lynx sont à ce moment déjà patrouille Kim et portent l’étoile d’or sur l’épaule droite. Mais le temps des passages de classe et des brevets est bien présent pour tout le monde, on a déjà réaménagé le local, commence à résoudre les mystères du moteur à 4 temps.

1959 : camp de Pâques à la Cantée à Ligny-le-Ribault en Sologne, dans une propriété qui appartient à la famille de l’abbé Valois, aumônier. P. Le Bosquain, le CT, est étudiant en médecine et teste le permanganate pour purifier l’eau de boisson, ses scouts survivent. Le camp d’été à lieu à Mostuejouls (Aveyron) avec la participation au Rallye Raider et pré Raider du Mont Lozère. Les scouts de la 201e font bien jeunes comparés aux gabarits de certaines unités au béret vert. Nos 4 patrouilles sont provisoirement augmentés d’une 5e, les Renards, venant de la 188e et donc issus de Sainte-Hélène, la paroisse voisine.

1960 : Pâques, toujours à La Cantée. Eté au Malrif près d’Abriès (05). Dans la même commune, le camp de la 32e Paris dont le CT est l’ancien CP des Lynx, Jacques Guérin. Ces années voient toujours, en fin d’année, des fêtes de groupe dans la grande salle de Championnet. De la meute aux routiers tous montent leur spectacle. Noël 1960 : camp de neige pour la HP à Ax les Thermes.

1961 : camp de Pâques en Bretagne près de St-Malo avec opération survie de 5 jours sur l’ile Ago au large de St-Jacut-de-La-Mer. On y mange des moules et des coques matin, midi et soir… Les Hirondelles en profitent pour naviguer vers Jersey, toujours l’international. Au second trimestre 1961, la troupe a son contingent de 1re et 2e classe et devient Raider en juin 1961 avec 4 patrouilles : Hirondelles, Loups, Lynx et Chamois : Patrick Le Bosquain et plusieurs anciens coiffent le béret vert. Toutefois le QG ne délivre plus de numéro spécial car son attitude a évoluée. Le camp d’été de la troupe, profondément renouvelée dans sa haute patrouille, à lieu en vallée d’Andorre avec appui des routiers qui montent des sacs d’intendance puis vont en Espagne. En octobre 1961, P. Le Bosquain passe au clan comme CC, à la troupe le relais est pris par Guy Loppinet.
Fin 1961, la troupe reçoit les restes de la 188e Paris qui vient avec son vieille autobus Tonio lequel servira aussi aux Cœurs Vaillants de Championnet. Véhicule lent, bruyant et pas très sûr mais qui a sa légende vraie : c’est Pierre Bellemare, ancien scout, qui l’a fait gagner en 1957 lors d’un concours sur Radio Luxembourg. La 201e est inscrite pour Entreprise 62.

Fin 1962, sous l’autorité de François Thomas, nouveau CG, JP Maréchal, ancien CP des Loups et futur cadre de Championnet, devient CT. Il est assisté de Michel Adam, ancien CP des Hirondelles, et de JF Castillon, un routier du groupe. En 62 ou 63 la 201e absorbe le reliquat des 1re et 2e Saint-Ouen, de l’autre côté des Puces, où les scouts se fournissent depuis 1946 en surplus américains. L’abbé Jean-Marie Turck, de Championnet, devient aumônier en 1963.

Eté 1963 : camp à Chalinargues (Cantal), commun avec la troupe voisine de Notre-Dame de Clignancourt, la 11e Paris.

1964 : camp de Pâques en Sologne (La Cantée ?) avec de belles installations en froissartage pour 30 scouts et construction d’un pont sur La Guide, un affluent du Beuvron. Camp d’été à Puy-St Pierre, au dessus de Briançon.

**Les temps difficiles

En 1965, un tout petit groupe de scouts campe en été à Erquy en Bretagne, les nouveaux responsables sont Bernard Brocher et Jean Larivière. La jeunesse de la maitrise est signe de difficultés. Durant toute la période et d’après le P. Combeau, on note une grande rotation des chefs.

En 1966-1967, le CT est Alain Paillet qui est assisté de Jean Jacques Pinel. L’aumônier est Pierre Jacquot.

Fin 1969 : la troupe de Rangers est dirigée par Jean-Claude Bonia qui vient de St-Pierre de Montmartre, elle compte 15 garçons de 12 à 14 ans et elle souhaite s’ouvrir à un encadrement féminin, au moins en partie. Il ne parait pas y avoir de pionniers. La meute, une "meute du dimanche", compte une dizaine de louveteaux mais la cheftaine, Isabelle Ciret, cherche des assistants, garçons ou filles.

Fin 1971 : Les louveteaux et les rangers sont présents toujours sans pionniers. Le responsable de la troupe est Claude Lory et à la meute toujours Isabelle Ciret.

En début 1972, la troupe et le groupe ferment.

Le clan

En 1947, s’installe près du local de la troupe, au "deuxième droit" le Clan Notre-Dame de la Joie qui regroupe les ainés de plusieurs groupes voisins, son aumônier est le Père Brunet.

De 1947 à 1953, le CC est Henry Bourreau. Il regroupe les routiers venus de plusieurs groupes du 18e arrondissement.

1947 : camp d’été des Pyrénées. Aumônier le P. Brunet, dominicain en robe blanche.

1948 : à Pâques, une équipe campe chez les dominicains à Étiolles, puis une randonnée, une autre accompagne le Frat’ en pèlerinage à Lourdes. L’été, le camp se déroule près du Guilvinec en Bretagne avec sortie en mer. Le clan compte 22 routiers et son aumonier est un dominicain.

1949 : Pâques Val de Loire en vélo. Été : camp des Vosges. Le clan compte 29 routiers.

1950 : Année Sainte donc Italie : Florence, Pise, Poggibonsi, Sienne et enfin Rome.

1951 : cap d’été en vélo du Lac de Constance à Titisee puis le train jusqu’à Coblence avec camp "européen" de la Lorelei. Le clan a acheté une Ford T qu’ils retapent mais les routiers utilisent parfois la voiture diplomatique du Nonce Apostolique, Mgr Roncalli, que conduit Jean Larnaud.

1952 : Pâques à Pers en Gatinais. Été camp d’Autriche avec les "seniors" de la troupe. Puis passage en Italie à pied par le col du Brenner Dolomites, Vérone, Venise . Aumônier Frère Jean Pitavy.

1953 : arrivée des routiers de la 178e (ou 188e ?).

1954 : camp en Grèce par bateau au départ de Brindisi. Visite d’Athènes.

1955-1961 : ???. D’après le Père Yves Combeau pour la période le clan vit une Route active avec des camps d’été sérieux mais sans préoccupation politique. Au début 1961 le clan est exsangue.

1961 : P. Le Bosquain relance le clan qui compte environ 15 routiers. Le jeune clan randonne en Alsace et Allemagne du sud : aide à Emmaüs de Cernay. Les routiers ainés s’efforcent de relancer la 188e voisine.

1962 : camp itinérant dans les Alpes du Sud.

1963 : camp en Grèce. En 1963 P. Le Bosquain envoie des routiers de la 201e, Jean Legrand, Daniel Cails et René Ulinski, aider la 31e Paris (Saint-Jean de Montmartre) ce qui, à terme, va affaiblir le clan de Championnet.

1965 : En été le clan randonne en Corse et aide pour l’adduction d’eau d’un village mais il disparait fin 1965.

La meute

La meute démarre avec un temps de retard sur la troupe mais les deux premières sizaines existent en fin 1947, ce sont les noirs et les blancs. Il n’y aura pas de camp de Pâques en 1948 pour eux, les loups sont encore trop fragiles.

1952 : Akela est toujours Thérèse Halot, l’aumonier est le P. Forgeot d’Arc. Tois sizaines : noirs, blancs et gris. La meute a campé à Noirétable du 9.7 au 20.7.52 chez les pères maristes près de ND de l’Hermitage. Ce fut le camp des coups de soleil.

De 1954 à début 1957 (au moins) la cheftaine est Jacqueline Thery qui épouse Yves Larnaud futur Commissaire de district et frère de Jean Larnaud.

En avril 1959 les louveteaux font un grand reportage sur le quartier "à la découverte du 18e arrondissement" qui se termine par la visite de l’Historial de Montmartre (musée). L’abbé Trubert est aumônier de la meute.

Décembre 1960 : la meute fait un triomphe lors de la fête de groupe.

En 1964, il nait une seconde meute, la 201e B mais ça n’est pas un signe de véritable dynamisme car ces louveteaux proviennent d’une meute voisine la 188e dont le groupe ferme.

Eté 1965 : camp de 9 jours en début juillet dans la région des Andelys (Eure).

Début 1970 : les louveteaux sont une dizaine sous la direction d’Isabelle Ciret. C’est une meute du dimanche et la cheftaine cherche des assistantes.

Notes

[1Attention Mines, en allemand

PS

Cet article est issu des recherches du Frère Y. Combeau, d’Irdnael et de plusieurs anciens qui avaient rédigé des notes historiques sur leur période.

Cet article était originellement publié sur Scout un jour, un site animé entre 2004 et 2014 par des passionnés de l’histoire des Scouts de France.

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