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48e PARIS

District Paris Nord II

Fondée le 15 novembre 1927.

Foulard gris clair plain, puis bleu bande orange en 1930

Cette Troupe, fondée en 1927, est affiliée aussitôt. Les chefs fondateurs sont René AUDIC, l’apôtre du scoutisme au nord-ouest de Paris, alors chef de la 31e (Saint-Jean-de-Montmartre) et de la 47e (Sainte-Marie-des-Batignolles), et des routiers? de la 31e. L’aumônier fondateur est l’abbé Charles COLLAS.

Le clan est ouvert en 1928. La meute est affiliée en février 1929.

La 48e n’est pas attachée à la Manécanterie du Sacré-Cœur ni à l’Externat diocésain qui lui est associé, mais directement à la Basilique. Elle a pour objet de fournir et d’encadrer les enfants de chœur et les grands clercs de la messe et des vêpres à la basilique. C’est donc un cas unique de groupe d’enfants de chœur.

Le fondateur, René AUDIC fondera parallèlement en 1929 la 45e Paris, à Saint Pierre de Montmartre.

Dans la question toujours sensible du statut « ouvert » ou « fermé » des groupes parisiens d’avant-guerre, la 48e est curieusement placée. Le service liturgique à la basilique ne peut être tenu pour une institution (groupe « fermé »), il est même ouvert à tous par définition, mais ce « tous » est vidé de son contenu par le fait que l’Église est territoriale et que la Basilique, n’étant pas paroisse, n’a point de territoire. Pour beaucoup de curés, les groupes qui ne sont ni des groupes d’institution ( école, internat,…) ni des groupes territoriaux (paroisses) peuvent donc recruter où ils veulent, sauf chez leurs paroissiens… ! Le même problème handicapera d’autres troupes parisiennes. Or la paroisse concernée, qui est Saint-Pierre-de-Montmartre, voit naître au même moment sa propre troupe, la 45e. La crainte des vicaires environnants que la 48e leur prenne des scouts, amène l’abbé COLLAS à signer le 11 avril 1928 une sorte de convention avec les trois paroisses environnantes, Saint-Jean-de-Montmartre, Saint-Pierre-de-Montmartre et Notre-Dame-de-Clignancourt, qui l’engageait à ne prendre que des garçons extérieurs à ces paroisses. Il semble que cette exigence était surtout celle de l’abbé PREVOST, l’aumônier de la 11e de Clignancourt, et qu’elle a beaucoup déplu au chanoine Cornette et à l’aumônier diocésain, car si elle était admissible à l’égard de Saint-Pierre-de-Montmartre, elle l’était beaucoup moins à l’égard des deux autres.

Le local de la troupe se trouve derrière le chœur de la basilique, 40, rue du Chevalier-de-la-Barre, au Foyer des pèlerins. Celui du district était tout voisin, au 16 de la même rue. Les scouts disposaient du vaste jardin du foyer pour leurs jeux.

Le service liturgique est assez contraignant, mais l’organisation est rapidement mise sur pied avec un rythme très régulier : tous les mois, pour chaque patrouille de la troupe et chaque sizaine de la meute, un dimanche de sortie en patrouille ou sizaine, un dimanche de sortie en troupe ou meute, un dimanche de service à la basilique et un dimanche libre. Réunion tous les mercredis soirs. Ce rythme suppose qu’il y ait quatre patrouilles et quatre sizaines, et ce fut effectivement le cas jusqu’à la fin.

1927-1929. — Scoutmestre fondateur, René AUDIC. Il quitte la 31e ( Saint Jean de Montmartre ) en 1928 pour garder la 48e. Son assistant,. qui dirige la troupe est A. GONVERS (ou Gonvert), un ancien de la 11e de Clignancourt, la mère de toutes les troupes du quartier.

En 1929, Audic fonde donc la 45e à Saint Pierre de Montmartre.

Après les deux premières années arrive un chef qui va conserver la troupe et le groupe jusqu’à la fin, soit pendant quatorze ans : Jacques ROUX. Il est musicien et il a été titulaire de l’orgue de Saint-Jean-Baptiste-de-Belleville avant de prendre celui de Saint-Pierre-de-Montmartre. Après l’abbé Collas, c’est l’abbé Louis MAILLET ( à ne pas confondre avec celui de la Manécanterie) qui devient aumônier en 1932. Lui et Roux forment un duo très soudé, mais la 48e tend à devenir autonome et l’abbé Maillet a quelquefois "maille à partir" avec le district.

1929-1943. — Scoutmestre, puis Scoutmestre de Groupe Jacques ROUX. Assistant. Sm. : Robert ESTIVIN (1931), Pierre KELLER (1931), puis successivement Georges POLLET (ancien de la 69e, 1934), Pierre HERVE (1936), Maurice JOUBE (1936), René SERRE (1937).

Le groupe fonctionne bien jusqu’en 1943, mais à cette date, les chefs se sont excessivement raréfiés et Jacques Roux est nommé à Saint-Joseph, paroisse où il continuera à servir le scoutisme (la 62e Paris) avec une égale fidélité à partir de 1944.

Faute d’encadrement, la 48e ferme. Ses locaux sont immédiatement attribués à l’école, car celle-ci venait d’être bombardée lors du bombardement du triage de la gare de La Chapelle (à son emplacement a été créé le square actuel).

La disparition de Troupes scoutes entre 1940 et 1944 est rare, mais il est vrai que le réseau de Montmartre avait atteint une densité peut-être excessive. Le numéro, comme d’autres numéros devenus vacants juste avant et pendant la guerre, n’a pas resservi.

Clan.

Le clan (« Sacré-Cœur ») est initialement celui de la 31e, mais il est créé en même temps que la 48e et, semble-t-il, s’installe dès sa création, au Sacré-Cœur. Il possède en 1928 deux « patrouilles », celle qui, constituée de routiers de la 31e, s’occupe de la 48e naissante, et une « patrouille » de routiers de la 1re Bondy qui s’occupent des routiers de Bobigny et Pavillons-sous-Bois.

En 1929, lorsque AUDIC affilie la 45e à Saint-Pierre-de-Montmartre, ce groupe paroissial, plutôt que celui de la manécanterie de Montmartre, se prête à accueillir un clan qui est pratiquement un clan de district et dont tous les routiers n’ont pas de vocation liturgique, de sorte qu’en 1934, « le clan 48e Paris passe au groupe 45e et devient clan 45e Paris » (Le Chef, avril 1934 )

Toutefois, un clan de la 48e est de nouveau attesté en 1938 : Chef de Clan René TOUCHET. Comme le reste du groupe, il est attaché au service de la basilique. Il fonctionne jusqu’en 1943.

PS

Cet historique réalisé par Yves Combeau, a pu être complété et enrichi par Serge BERTRAND, ancien ACTde la 9e Paris, et CT de la 245e

Cet article était originellement publié sur Scout un jour, un site animé entre 2004 et 2014 par des passionnés de l’histoire des Scouts de France.

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