Scout, une piste pour grandir ?

Par Marine Digabel, Presses de la Renaissance, 2006, 249p

Marine Digabel nous révèle dans son livre « Scout, une piste pour grandir ? » la vie des scouts au quotidien : la vie en groupe, l’écoute, le respect de l’autre et de la nature.

Huitpat’ a décroché une interview exclusive de l’auteur !

Huitpat’ : A qui s’adresse Scout, une piste pour grandir ?Scout, une piste pour grandir.

Marine Digabel : Il est d’abord destiné à tous ceux qui ressassent des idées reçues (et fausses) sur le scoutisme. J’espère que certains d’entre eux prendront le temps de s’informer. Par ailleurs, même si le livre n’apprend rien aux scouts, il peut leur servir de carte de visite. Dire qu’on fait du scoutisme, c’est toujours s’exposer aux railleries. Alors j’avais envie de dire aux Scouts : « N’hésitez pas à parler de ce que vous faites, ça en vaut vraiment la peine. ».

Huitpat’ : Comment t’est venue l’idée d’écrire ce livre ?

Alain Noël, le directeur des Presses de la Renaissance avait envie de faire un livre à l’occasion du centenaire. Quand il m’a parlé de son projet, j’ai trouvé l’idée géniale. Au lieu de faire un beau livre pour célébrer le passé, il s’agissait de parler du scoutisme aujourd’hui et de tout ce qu’il apporte. Cette volonté de décrire un scoutisme ancré dans le présent et tourné vers demain me semblait vraiment intéressante.

Scout, une piste pour grandir ?
Scout, une piste pour grandir ?
Par Marine Digabel

Huitpat’ : Pourquoi avoir fait appel à toi pour ce livre ?

J’avais la double casquette scoute et journaliste !
J’ai été jeannette?, guide et caravelle? et je suis toujours rédactrice pour Oze, la revue des pio-kara (14-17 ans) des Scouts et Guides de France depuis son lancement en 2004.
J’ai choisi de devenir journaliste il y a bientôt deux ans. Quand nous avons lancé le projet, je travaillais en free-lance. J’étais donc très libre de me consacrer entièrement au livre.

Huitpat’ : Tu n’as pas été cheftaine ?

Non. Quand j’ai arrêté les caravelles, je n’avais pas du tout envie de m’occuper de louveteaux ou de jeannettes. Et puis le temps a passé, j’ai fini mes études et travaillé deux ans à l’étranger. Quand je suis revenue, j’ai commencé à écrire pour Oze. Mais les camps que j’ai vus pour mon livre m’ont fait un peu regretter de n’avoir pas tenté l’aventure !
Pour être tout à fait honnête, je dois dire que ma famille s’est beaucoup investie dans le scoutisme. Pendant un moment, j’ai eu besoin de changer d’horizon…

Huitpat’ : Tu as 27 ans, donc tu as été caravelle il y a dix ans. Est-ce que ça a beaucoup changé ?

De mon temps, c’était un peu la préhistoire : nous n’avions ni téléphone portable ni internet pour organiser nos projets
A part ces détails pratiques, le scoutisme n’a pas vraiment changé. Je suis partie en reportage sur plusieurs camps et à chaque fois j’ai retrouvé la même ambiance. Plein de souvenirs, de fou-rires, de partage. Des moments plus graves quand quelqu’un a le cafard. Une vraie solidarité au sein de chaque équipe. Des imaginaires de camps qui créent un univers à part. Des imprévus, dont une nourriture parfois étrange. Et surtout une bonne humeur contagieuse.

Huitpat’ : Pourquoi as-tu choisi de parler de toutes les associations alors que tu fais partie des Scouts et Guides de France ?

Toutes ces associations sont reconnues par le ministère de la jeunesse et des sports, ce qui est un gage de sécurité. Elles partagent un objectif commun : aider les jeunes à grandir. Elles utilisent les mêmes outils : le jeu, la prise de responsabilité, la vie dans la nature, l’organisation en équipe, le sens de l’engagement. Leurs différences reflètent simplement diverses tendances de la société française.
Dans chaque association, il existe aussi un décalage entre les directives nationales et ce qui se passe sur le terrain. Alors, les frontières ne sont pas aussi nettes que ce que l’on imagine.
Je suis à 100% pour une association unique. En attendant, je trouve important de donner la parole à tout le monde.

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