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Les pionniers de Bihorel à Solidaires

Scouts de France

Le poste pionnier? du groupe Georges Guynemer de Bihorel (près de Rouen) comptait 9 garçons et deux chefs. Ils ont participé du 27 juillet au 1er août 2000 à Clermont-Ferrand au rassemblement « Solidaires », rassemblement national pionniers des Scouts de France. Cet événement a réuni 10 000 pionniers.

Le récit se poursuit par des reportages de leur camp à Nice, au Fort du Mont-Chauve, à partir du 1er août, la même année. Les textes sont l’œuvre des reporters du poste, pour la plus grande part : Guillaume et Thomas.

LaToileScoute publie les pages Internet réalisées par les pionniers, pour réaliser le suivi en direct de leur camp.


Solidaires

Les « Solidaires » étaient un rassemblement national de la branche pionniers. Il s’est déroulé près de Clermont-Ferrand, sur la commune de Laschamps du 27 juillet au 1er août. Ce Jamboree a regroupé 8 500 pionniers, 1 000 chefs et 500 membres de l’équipe de service et organisateurs. Les activités et les thèmes de ce rassemblement étaient donc centrés autour de la solidarité et du rapport aux autres.

Jeudi : Arrivée à Clermont

Le premier jour était consacré à l’installation de chacun des postes, notre village était celui de l’abbé Pierre, Emmaüs, un des grands personnages qui se sont illustrés dans ce siècle dans le domaine de la solidarité, de la tolérance et du social. Les autres villages étaient ceux de Coluche, Gandhi, sœur Emmanuelle, Martin Luther King…

Notre village regroupait des pionniers de Normandie, de Poitou-Charentes-Limousin et du Centre. Nous avons manqué la cérémonie d’ouverture, en raison d’un retard accidentel et insignifiant (3 heures) de la camionnette conduite de main de maître par Johan. Après une installation précipitée des tentes et de la table, et un repas rapide et tardif, nous nous sommes rendus à la première veillée, la veillée des Transsolidaires au cours de laquelle nous avons appris le chant des Solidaires. Nous avons ensuite assisté à la remise des prix pour les postes pionniers qui avaient choisi les entreprises les plus « solidaires » et courageuses. Une fois revenus au camp, dans une joie relative, l’aumônier qui était le veilleur du camp nous a guidés pour la réalisation de notre premier Targui.

Le Targui est un élément de la nouvelle pédagogie pionnier?, il est inspiré d’une coutume touareg. Un pionnier raconte la journée que nous avons vécue en dégageant deux ou trois thèmes et ensuite chaque pionnier qui le souhaite, raconte ses impressions et ses pensées sur la journée. Les idées qui ressortent du Targui viennent ensuite fournir les thèmes du temps spi du lendemain.

Vendredi : « ville en scène »

Le premier réveil à Clermont fut digne des réveils de Jamboree national, c’est-à-dire en musique, ringarde et agaçante, on se croirait à Jambville… En plus d’un réveil désagréable, le programme prévu pour la matinée était très chargé : toilette, déjeuner, vaisselle et préparation en 45 minutes pour descendre à 8h vers Clermont.

Et une fois là-bas, les activité étaient tout aussi fournies. Le matin était consacré à la « ville en scène ». Tous les pionniers qui le souhaitaient, pouvaient tenir des stands et animer les rues de la ville. Les habitants de la ville et les touristes, bien que peu nombreux, avaient l’opportunité de découvrir les Scouts de France en jongleurs, en chanteurs, en clowns, en comédiens… Notre poste, bien que comportant plusieurs artistes, n’avait pas souhaité participé à cette manifestation, nous nous sommes donc tout doucement préparés pour la « grande parade ». Nous utilisions notre speed sail comme char de parade, au milieu des géants, des « échassiers », des chars animés et des scouts costumés lançant des confettis. Après cette grande « scout parade » dans la joie et la bonne humeur, nous avons été soulagés à l’heure de regagner le camp.

Après une longue et fatigante journée nous rêvions d’un bon repos et d’un sommeil proche. Le repas nous attendait normalement tout prêt au village 5. La seule surprise fut la queue impressionnante et l’organisation déroutante. Tous les pionniers devaient se présenter en personne pour recevoir leur nourriture. La file d’attente a très vite ressemblé à un concert de rock sauvage et, dans cette horde affamée où sévissait la loi de la jungle, se répandaient les supporters parisiens et marseillais au rythme des buts entendus au walkman. Il n’y eut donc pas de veillée (et pas de repas décent pour les chefs). Et après cette cohue, nous nous sommes interrogés pendant le targui sur notre comportement envers le voisin (que nous avons plus souvent doublé que respecté).

Samedi

Après une fin de journée difficile et pleine de frustrations la veille, notre moral n’était pas au plus haut mais nous espérions beaucoup de la journée à venir car le programme s’annonçait plus agréable et plus calme. Le matin, les stands « Techniqu’hall » qui devaient présenter les entreprises de chaque poste, étaient tout à fait adaptés à nos speed sails. Nous avons donc passé une très agréable matinée à se relayer pour faire les V.R.P. et vendre notre projet aux postes de notre canton (regroupement de plusieurs villages, eux-mêmes regroupement de plusieurs régions ;o). Après un bref repas, la technique laissant sa place à la réflexion, nous nous sommes lancés dans des débats de société, regroupés sous l’appellation « Témoins d’aujourd’hui ». Des intervenants venaient nous apporter leurs connaissances pointues avant de laisser les pionniers débattre entre eux sur des thèmes citoyens comme Internet, la violence, le sport ou la drogue… Les débats bien qu’intéressants, n’atteignaient pas un niveau de réflexion très élevé et ils devenaient très vite soporifiques. Après cette journée apaisante et très plaisante, qui nous a donné une meilleure idée du Jamboree, une super-veillée est venue achever le tout. Il s’agissait d’une veillée avec clown jongleur canadien suivi d’un remake de Stamp (groupe de percussions sur des objets divers) par des compagnons de Grenoble.

Dimanche

Le réveil à Clermont est devenu une habitude et la vie aux Solidaires est devenu une mécanique pas trop mal huilée. Nous avons profité de notre première matinée décontractée, elle était consacrée à la préparation technique et spirituelle de la messe qui a eu lieu entre 10h30 et 11h30. La pause du repas a ensuite été longue et agréable puis nous avons pris part à un travail studieux par groupe. Les groupes étaient composés au hasard de 10 à 15 pionniers, d’un chef s’assurant du bon déroulement des opérations. Un des pionniers ayant reçu une formation accélérée était aussi chargé de mener le débat. Avant de se lancer dans le vif de l’action, nous avons répondu à un questionnaire du CREDOC, nous serions curieux de connaître les résultats de cette enquête… Chaque équipe tirait ensuite au sort le thème du débat. La suite a été très variable selon les thèmes abordés et la composition des équipes. Après cette saine réflexion nous nous sommes lentement préparés pour la dernière veillée. Les organisateurs n’avaient pas lésiné sur les moyens : jeu de lumières, écran géant, un vrai spectacle son et lumière illustrant la vie d’une adolescente égoïste et préoccupée par sa vie de tous les jours et qui ne se sent pas assez concernée par les problèmes de solidarité… Un exemple à méditer pour chacun d’entre nous.

Lundi

Et voilà le dernier matin déjà… Nous devions choisir un itinéraire de marche pour le matin. Après une longue et tumultueuse négociation, nous sommes tombés d’accord sur l’itinéraire de niveau 2. Au cours de cette balade, il y avait un targui de programmé. Ce fut sans doute un des plus longs et un des plus prolifiques en remarques. Nous avons ensuite repris la route en silence et en vitesse car nous devions impérativement être rentrés au camp à 10h30 par la cérémonie de clôture (censée ne pas être religieuse, dixit Xavier). Quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous avons découvert que Xavier s’était trompé : il s’agissait bien d’une cérémonie religieuse. Nous avons tous reçu un cadeau chargé de symbole : un nœud plat de deux bouts de couleurs différentes, signe d’une union solide et solidaire. Nous avons ensuite eu une pensée pour les deux scoutes du Nord décédées dans un dramatique accident avant de repartir tous pour de nouvelles aventures en se promettant d’être plus solidaires. Une fois à nos tentes, nous avons réalisé que ce rassemblement touchait à sa fin, toutes les installations étaient démontées pour laisser place au champ et à la nature. Nous avons donc aussi rangé nos affaires avant de ranger le matériel collectif. Nous étions parmi les derniers groupes à partir car nous devions passer encore une nuit à Clermont-Ferrand. Nous l’avons passée au centre diocésain avec les groupes de Barentin et Granville qui attendaient eux aussi un train le lendemain. Nous avons profité d’une douche très agréable avant de nous mesurer au groupe de Granville au cours d’une Sioule (très bon enfant). Puis nous nous sommes endormis pour la dernière fois à Clermont-Ferrand.

G.B.

Nice – Fort du Mont Chauve

Depuis mardi, nous sommes arrivés à Nice sur un site admirable. Nous dominons Nice et les alentours du haut d’un fort dit « Fort Séré » du nom du général qui avait surveillé sa construction à la fin du XIXe siècle.

Nous avons découvert le fort dans l’après-midi et nous avions tous les yeux grand ouverts comme des enfants pénétrant dans un endroit « magique » ou tout au moins très chargé d’imaginaire pour nous tous.

Comme il s’agit d’une base scoute, les installations basiques étaient déjà présentes et nous avons converti les journées prévues pour les installations en service pour le fort pour « apporter notre pierre » à la vie de cet édifice.

Dès le premier soir, les pionniers ont pu goûter les joies d’une vue panoramique en regardant le coucher de soleil sur les montagnes. Pour être complet, la vue se décompose en deux grands ensembles :

Au sud, nous dominons Nice et voyons la Méditerranée. Dans les trois autres directions, nous sommes encerclés par les montagnes. Cela constitue un paysage éblouissant.

Un beau site, des paysages remarquables, voilà deux très bons ingrédients pour un bon camp pionnier.

Cette rubrique, c’est un peu une carte postale quotidienne subjective envoyée du camp pionnier. Carte postale parce que ce sont des pionniers qui écrivent, subjective parce que ce sont les deux reporters qui écrivent les textes. Elle permettra aussi à la mémoire du groupe de Bihorel de trouver une source abondante d’informations.

Mercredi 16 et jeudi 17 août 2000

La fin du camp approche. Le mercredi matin nous terminons le chantier, encore une matinée où nous avons transporté des pierres, ajusté des pierres pour constituer la dalle… Pendant ce temps, certains commencent le rangement du lieu de camp et les courses se font pour la fiesta du soir. L’après-midi, le rangement se poursuit et se termine, démontage des tentes, nettoyage… La vie normale d’un camp sur sa fin. En fin d’après-midi, le « team fiesta » se lance dans la cuisine du repas du soir. Amis de l’abondance bienvenue ! Les pionniers ont choisi le menu et il se compose de : tacos, lasagnes, paella, banana split. Ouf ! Le soir nous allons nous coucher repus (c’est un euphémisme).

Le jeudi matin nous nous sommes levés tôt car notre chauffeur, Bernard, de la Codépie des Alpes Maritimes, devait arriver pour 7h30. Mais suite à un problème de voiture, il n’est arrivé qu’à 8h30… Du coup le départ a été un peu précipité et nous sommes arrivés à la gare aux alentours de 10h. Devant la gare, nous nous séparons de Johan qui reprend la route de Rouen avec la camionnette. Quant à nous, nous attendons le train dans la gare. Trajet sans problème sauf un retard à l’arrivée de 40 minutes. A la gare, les parents sont là, heureux et c’est réciproque de récupérer leurs enfants.

X.M.

Mardi 15 août 2000

Ce sont les 48h pour certains et les 36h pour les autres (même si finalement nous partons tous pour la même durée). C’est-à-dire que pour les deuxièmes étapes, et ici pour les premières étapes aussi, nous partons 48h pendant lesquelles nous devons rendre un service à des gens et analyser le chemin parcouru aux scouts. Pour les troisièmes étapes, ces 36h sont destinées à ce qu’ils réfléchissent à leur projet compagnon?. Moi je suis donc parti en 48h avec Martin et mon frère. Arrivés à la mairie de Carros nous avons un peu attendu avant que l’on ne nous trouve un lieu. Et décidément nous ne nous en plaignons pas mais c’est encore dans un château que nous rendrons service et passerons la nuit. Mais celui-ci est différent, il est complètement aménagé en musée d’art moderne. Nous avons eu carrément un appartement avec tout ce qu’il faut. La tâche n’était pas trop physique. Nous avons collé des étiquettes sur environ 1 000 enveloppes. Sur ce, le soir, nous regardons un film et nous allons nous coucher dans de vrais lits. Nous reprenons une fois de plus la route mais nous gardons le moral en nous disant que c’est la dernière fois. Aussi nous sommes partis trop tôt le matin et nous avons mal évalué le retour. C’est pour cette raison que nous arrivons en avance au fort. Tellement en avance que nous faisons la sieste. Il y a deux biquettes devant le fort, très sympas qui ont apprécié les bonbons de Mathieu.

T.G.

Dimanche 13 août 2000

C’est le jour du Seigneur ! De ce fait nous allons à la messe. Un peu de marche comme d’habitude et nous arrivons vite. La messe se déroule normalement malgré un peu de fatigue. Le retour se passe un peu moins bien car il y a une tension entre certains pios et chefs. Mais nous voilà rentrés pour le repas du midi. Nous avons un temps de repos et c’est reparti pour la suite et la fin des Olympiades que nous avions commencées la veille. Au programme, encore une fois, des bons fous-rires. Il y a un tir à la corde mais seulement avec une cheville pour chacun. Il nous faut aussi transférer le plus d’eau possible d’une bassine à une autre seulement avec la bouche et en moins d’une minute. Nous avons un fameux jeu des goûts. Il y a aussi un jeu où un pio de chaque équipe doit se décrire selon un questionnaire et les autres devaient faire de même, imaginant ses réponses. Il a aussi été question d’adresse pour faire une pyramide de pierres la plus haute possible en temps limité. Ou bien pour faire un relais à travers les tables avec une gamelle pleine d’eau entre les mains. Pour d’autres, il fallait aller chercher dans les galeries une chemise, un foulard, un bout de ficelle et l’écusson du rassemblement Solidaires ainsi que le fil et l’aiguille qui vont avec. Après dans le moins de temps possible et le mieux possible, il fallait faire une bague pour le foulard et coudre l’écusson. Après tout cela, le soir à table les résultats furent donnés. Une fois de plus ce sont les « Bidgees » qui gagnent de justesse ! Tous fatigués, nous allons nous coucher et demain nous repartons.

T.G.

Samedi 12 août 2000

Une belle journée s’annonce le midi, il doit y avoir le « cocu » qui a été décalé à cause de l’accident. Et l’après-midi, le début des Olympiades. Notre menu est composé d’un œuf mimosa en entrée, d’une escalope aux abricots en plat de résistance, de camembert en fromage et d’une part de tarte Tatin en dessert. Un délice… L’autre équipe a fait des crêpes aux fruits de mer, du thon au barbecue avec des pommes de terre et une tarte aux abricots. C’est l’équipe des Bidgees qui remporte le concours.

Le temps de digérer et nous voilà partis pour la première moitié des Olympiades. Nous avons eu comme épreuves : un relais en faisant des passes avec un ballon de football américain, un jeu de fléchette (il n’y en a toujours qu’une…), un jeu d’origami, un jeu de lutte, un jeu où il fallait lancer le ballon de football américain le plus loin possible au-dessus d’une butte du fort, un jeu de jonglage avec une batte et un ballon de foot, un jeu où il fallait boire la plus grande première gorgée possible et un jeu de lancer de précision. A la fin de cette journée le score est égal à quatre points pour chaque équipe. Nous nous couchons anxieux de connaître la fin des Olympiades si bien commencées.

T.G.

Vendredi 11 août 2000

Aujourd’hui nous devions faire le « cocu » mais étant donné ce qui s’est passé la veille. Il est décalé à demain. A la place nous continuons le chantier. Bien sûr nous prenons encore plus de précautions. Surtout que la tâche est devenue encore plus difficile. Il n’y a plus de grosses pierres à l’endroit où nous les prenions avant. Désormais il faut aller les chercher au second sous-sol dans une sorte de puits qui ressemble à une simple cavité dans le mur et, en plus, il faut faire ébouler les pierres car un dôme s’est formé à l’intérieur (Remarque de Xavier : c’est un chef qui s’y colle). Nous avons pensé plusieurs fois aux anciens mineurs. Mais tout ça s’est passé dans la bonne humeur. Ainsi le travail a beaucoup avancé. Le soir nous sommes un peu fatigués de cette journée de chantier mais nous sommes satisfaits.

T.G.

Jeudi 10 août 2000

Au menu du jour : chantier. Le matin nous nous levons normalement, nous déjeunons, faisons la vaisselle et commençons le chantier. Il s’agit de ramener des grosses pierres à l’amphi pour faire la scène. Le travail est assez dur. Le midi nous mangeons et après nous préparons le « cocu » pour demain. Mais l’après-midi se passe beaucoup moins bien. Benoît, Matthieu et Xavier travaillaient avec une grande ferveur à ramener les pierres lorsqu’un cri se fit entendre. Benoît s’est fait écraser le doigt par une pierre qui lui a échappé des mains. Ce n’est pas beau à voir. Tout de suite les bons réflexes ont fait gagner du temps. Xavier nettoie le doigt pendant que Johan appelle le Samu. Benoît est emmené aux urgences. Nous avons tous admiré le courage dont Benoît a fait preuve. Il n’a pas dit un mot. Le soir les coups de téléphone de Johan depuis l’hôpital nous apprennent que la phalange est cassée et qu’il y a des points de suture à faire. Benoît ne rentre de l’hôpital qu’à plus de 1h du matin.

T.G.

Mercredi 9 août 2000

Enfin nous arrivons au jour tant attendu ! Aujourd’hui nous descendons à Nice entre autres pour aller à la plage. Le matin tout se passe comme d’habitude et nous partons pour la mer. Nous descendons par le G.R. Arrivés à Nice il nous reste encore tout un grand boulevard à longer. Nous arrivons sur la place Masséna où nous mangeons. Après le repas, encore quelques centaines de mètres et ça y est ! La MÉDITERRANÉE ! Il y a quand même pas mal de monde sur les plages publiques. Par conséquent nous hésitons quelque temps à trouver une autre plage mais nous nous lançons sur celle-ci. Bon d’accord c’est une plage de galets et il y a pas mal de bouts de verre mais quel plaisir de rentrer dans l’eau. En plus elle est bonne. On sort de l’eau pour se faire sécher, on fait une partie de tarot puis on y retourne. En encore pour se faire sécher « retarot ». Enfin nous quittons la plage. En ville nous achetons des cartes, des timbres, à boire… Mais il est temps de retourner au rendez-vous avec les chefs. Le retour et la veillée se passent comme d’habitude.

T.G.

Dimanche 6 août 2000

Étant donné que les deux jours précédents ont été éprouvants, aujourd’hui c’est une journée-repos. Le matin nous nous levons tout de même pour aller à la messe. Le seul problème, c’est qu’une fois arrivés à l’église, nous pûmes nous rendre compte qu’il n’y avait pas de messe… Heureusement nous avons plus d’un tour dans notre sac et nous faisons le temps spi sur place. Ainsi nous remontons et allons préparer à manger. Aujourd’hui encore nous sommes gâtés. Au menu c’est la salade de riz-cacahuètes-ananas et raisins qui viennent de chez les Sarrat. Nous en profitons pour les remercier. L’après-midi arrive et il servira à ce que chacun fasse sa lessive.

Quelle chance ! Emmanuel qui fait un râteau, tout seul autour des tables, trouve une fléchette. Nous passons donc un bon moment à tirer à 11 avec une fléchette sur le logo BMW de la porte d’une des salles. La soirée approche mais malheur ! Encore de la pluie. Vite il faut rentrer le linge. A cause de la pluie nous faisons la veillée dans une salle ce soir. La journée a été sympathique et reposante.

T.G.

Samedi 5 août 2000

Les cordes données la veille ne serviront jamais. Puisque pendant la nuit et pratiquement toute la matinée, il y a eu une averse et des orages, il n’est pas question de reprendre le sentier en montagne. Nous rappelons donc les chefs pour les prévenir que nous rentrerons par la route. Ils approuvent totalement notre décision et apprécient notre appel. Le retour a donc été plus facile malgré quelques bonnes montées telle que celle du Mont Chauve. Nous arrivons donc un quart d’heure avant l’heure prévue. Mais quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous nous apercevons que le fort est fermé et les chefs absents. L’histoire précisera plus tard que c’était pour une bonne cause. En les attendant nous avons le temps d’apercevoir l’autre équipe en bas de la colline qui chemine en chantant. Nous les accompagnons donc depuis le haut. Après avoir attendu un peu tous ensemble, nous apercevons enfin la camionnette de Johan. Nous les aidons à décharger et nous sommes comblés de joie lorsque les chefs nous annoncent que, ce soir, ce sont eux qui font la cuisine. Et quelle cuisine ! Ce soir au menu : pizza, pâtes aux fruits de mer et poisson. Nous avons attendu la pièce montée qui n’est jamais venue. Nous finissons la journée par un targui préparé par un membre de chaque équipe.

T.G.

Le réveil sous le préau fut très matinal, et nous n’avons pas eu la joie d’être réveillés par le soleil car nous avons eu le premier jour de pluie du camp. Le temps donnait l’impression de se lever mais nous avons du attendre 13h pour partir. Nous avions rendez-vous avec les chefs sur le pont de la Manda à 14h, nous avons donc forcé le pas pour effectuer les 6kms entre Gattières et le pont en une heure. Nous avons déjeuné de l’autre côté du Var pour attendre les chefs qui revenaient des courses et, qui nous apportaient nos vêtements de pluie, bien que le beau temps soit de retour. Cette précaution s’est avérée très utile car l’orage a de nouveau éclaté en fin de journée, une fois revenus à Aspremont. Nous y avons fait la pause goûter, puis nous sommes repartis à la mode irlandaise ( K-Way + sac à dos ), pour la dernière ascension. Heureusement la pluie n’a été que passagère. Dès que le fort a été en vue nous avons voulu signaler notre arrivée et nous avons donc échangé quelques mots avec l’autre équipe. L’issue de cette joute verbale était prévisible : chaque équipe est persuadée d’avoir crié plus fort que l’autre. Une fois au fort, nous nous sommes rendu compte que nous étions doublement enfermés car l’autre équipe bloquait la grille et les chefs étaient partis en laissant la porte fermée. Après avoir échangé quelques histoires, nous avons vu arriver les chefs qui nous avaient réservé une surprise : le repas du soir. Ils se sont essayés à la cuisine avec succès, bien que leur habitude des lieux soit très relative.

G.B.

Vendredi 4 août 2000

Nous avons dormi un peu plus car aujourd’hui nous partons en RED. Par conséquent l’activité du matin se concentre à sa préparation. La carte est déballée, les deux chefs sont à leur portable et chacun de nous à son sac. Il est 11h, nous partons. Au début le trajet de nos deux équipes est le même. Aussi tous ensemble nous perdons trois-quarts d’heure parce que nous nous sommes perdus. Mais comme nous sommes scouts, tout rentre en ordre et chaque équipe se sépare pour continuer son itinéraire. A partir d’ici je ne pourrai vous raconter que les péripéties de mon équipe. Et quelles péripéties ! Nous avons passé l’après-midi à monter pour redescendre à travers les montagnes. Vers quatre heures, épuisés à la moitié de l’itinéraire prévu, nous appelons les chefs pour leur dire que ce n’est pas possible de continuer. Ils sont d’accord avec nous. Nous réussissons très vite à trouver un lieu où dormir. Le soir les chefs passent nous voir. Nous leur racontons la difficulté du chemin. Sur ce, ils nous donnent des cordes pour le retour. La soirée se passe très bien et nous allons nous coucher pour reprendre des forces.

T.G.

A peine installés, il faut déjà penser à partir en RED. Nous ne connaissons pas encore bien les environs du fort et le nord de Nice, mais c’est l’occasion rêvée de les découvrir. Les deux équipes ont des itinéraires très inégaux, car les chefs tenaient à ce qu’une des deux équipes aille jusqu’à un monastère, mais la connaissance du terrain faisant défaut, il était difficile d’estimer les temps de parcours. Il se trouve que notre équipe devait aller à Gattières et bénéficiait donc de l’itinéraire le plus court. Après quelques difficultés pour trouver le début du GR tout se passe comme prévu. Compte tenu du bon déroulement des opérations nous nous octroyons des pauses à Aspremont et à Colomars, bien que le soleil ne soit pas à son zénith, la fraîcheur de la fontaine du village est toujours agréable. Nous plongeons ensuite vers le Var, objectif prévu pour le déjeuner. Nous ravitaillons donc juste avant de traverser le fleuve, puis nous reprenons la route vers Gattières, où nous arrivons vers 17h15. Il est donc grand temps de trouver un toit pour le soir. Après quelques vaines tentatives on nous propose le préau de l’école. Nous profitons de l’hospitalité des gens du sud pour préparer notre dîner et le riz du lendemain. Après un dîner bien mérité et une soirée détendue en équipe nous sombrons dans un sommeil réparateur.

G.B.

Jeudi 3 août 2000

Aujourd’hui tout le monde est aux chantiers. Le matin nous finissons les bancs. Quel plaisir de pouvoir s’asseoir sans craindre de se retrouver les pieds en l’air et la tête en bas. Nous continuons aussi l’armoire. Mais surtout nous commençons à aménager un petit amphithéâtre naturel. Il va y avoir pas mal de boulot. L’heure du déjeuner arrive déjà. Etant donné que l’on a réussi à respecter à peu près les horaires le matin, nous pouvons même faire une pause et une lessive. L’après-midi le chantier sur l’amphi est bien commencé. Mais pendant tout cela, le ciel se couvre de nuages. Et c’est à ce moment-là que j’ai réellement eu, pour la première fois, la tête dans les nuages. A cause de notre altitude et du temps orageux qui se prépare, les nuages passent en plein milieu du camp comme s’il y avait une espèce de brume. Après l’effort, le réconfort. Ainsi nous pouvons dîner. Nous faisons la vaisselle et nous commençons la veillée. A celle-ci nous avons bien ri. Un des jeux consistait à faire entrer un stylo pendu à une ficelle accrochée à la ceinture après avoir fait vingt tours sur soi-même la tête en l’air ! Attention à la chute ! Et là le désolement s’installe. La pluie est arrivée. Nous finissons la veillée et allons nous coucher. Il a plu à verse une bonne partie de la nuit.

T.G.

Mercredi 2 août 2000

Les chefs nous ont gracieusement offert une grasse matinée. Par conséquent nous nous sommes levés à 9h. Nous avons pris notre petit déjeuner tranquillement sous le soleil qui nous réchauffait après cette longue nuit de repos. Puis chacun est parti s’occuper de ses petites affaires. Déjà arrivée l’heure du repas, nous allons donc le préparer chacun en équipe. « A table ! » Mais, que se passe-t-il ? Johan n’est pas content du tout, il n’y a pas de moutarde dans les sandwichs. Désolé pour lui mais nous n’avons pas encore fait les courses. Enfin revenons aux choses sérieuses. Il est 16h30 et nous commençons le chantier. Priorité : les bancs autour du coin veillée. Avec la veillée de la veille, ils sont complètement déterrés et donc instables. Après plusieurs heures de travail nous commençons aussi à construire une armoire. Arrive sans doute le meilleur moment de la journée : la soirée. Nous préparons la tartiflette. Quel délice ! Mais qu’est-ce-qu’on a pu pleurer avec les sept oignons qui allaient avec… Nous avons fait le jeu le plus marrant que je connaisse : une personne à genoux, tête en l’air, a sans arrêt un filet d’eau qui coule dans sa bouche et doit dire le plus de fois une phrase en une minute. Je vous le conseille si vous voulez vous éclater entre copains. Le second jeu, tout aussi bien, consiste à aller équipe par équipe chercher cinq objets en cinq minutes dans les galeries souterraines avec pour seul éclairage un briquet. La veillée se termine. Il est temps de faire le Targui et d’aller se coucher.

T.G.

Mardi 1er août 2000

Nous arrivons en début d’après-midi sur le lieu. Je ne trouve pas de mots pour exprimer la joie immense que chacun a ressenti lorsque nous sommes entrés dans le fort. Comme on dit nous : « C’est le pied ! ». Et la joie allait croissant durant la découverte du lieu : des douches superbes, des install’ déjà prêtes, plein de salles, des toilettes avec de vrais sièges, des galeries souterraines, une cuisine avec des gazinières et une vue imprenable tout autour. Mais il se fait déjà tard. Il est donc temps de monter les tentes aux endroits déjà aménagés à cet effet. Et encore une fois, quel plaisir d’être quatre dans une tente de huit pour les uns, cinq personnes dans une tente de huit pour les autres et deux dans une tente de six pour les chefs. Et pour gagner encore de la place, pour chaque tente il y a une salle attribuée pour y mettre nos sacs. Toute cette journée de découverte est marquée par le soleil. Ceci dit le soir nous nous couchons la tête pleine d’idées pour ce camp qui s’annonce aussi bien.

T.G.


Source : Poste de Bihorel (76)
Les textes sont l’œuvre des reporters du poste, pour la plus grande part : Guillaume et Thomas.
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