Huitpat

LaToileScoute

LaToileScoute.net

Magazine / Actualités scoutes / International / 80 ans de présidents américains aux Jamborees

80 ans de présidents américains aux Jamborees

Une rétrospective historique

Le journal canadien The (Toronto) Star nous propose un article retraçant les différentes discours prononcés par les présidents des Etats-Unis lors des différents jamborees nationaux scouts des Boys Scouts Of America (BSA).


Article de Katie Mettler (thestar.com) et Derek Hawkins (The Washington Post).

Tu peux retrouver l’article en version originale ici.

Contexte : The Toronto Star est un journal canadien, plutôt proche du parti libéral canadien. Celui-ci est orienté au centre voire le centre gauche et n’est donc pas forcément très favorable au président Donald Trump. Le Washington Post est un journal des Etats-Unis plutôt centriste et pas très favorable non plus à Donald Trump. L’article a été écrit suite au discours de ce dernier qui avait fait polémique. LaToileScoute a traduit cet article pour te partager cette perspective historique mais les opinions exprimées ici sont celles des journalistes du Washington Post. LaToileScoute n’a pas vocation à avoir un quelconque avis sur la politique de quelque pays que ce soit. Les additions du traducteur, pour t’aider à contextualiser certaines informations sont encadrées par des crochets. Nous avons essayé de te traduire au plus proche du texte original, particulièrement concernant les citations.

« Qui voudrait parler politique quand je suis face aux Boys Scouts ? » a dit Trump juste avant de le faire. Depuis 80 ans les présidents américains ont géré l’occasion de façon diverse.

Depuis 80 ans, les présidents des Etats-Unis [aussi présidents d’honneur des Boys Scouts of America] prononcent des discours lors des Jamboree Nationaux Scouts, des rassemblements de dizaines de milliers de jeunes du monde entier, partageant les idées de service, de citoyenneté et de diplomatie mondiale.

Fidèles aux traditions scoutes, les 8 présidents ou leurs représentants sont restés loin, très loin d’exprimer des opinions partisanes.

Franklin Delano Roosevelt [le 32è président des USA, président de 1933 à 1945 donc pendant la Seconde Guerre Mondiale, NdT] profita de l’occasion pour parler de la bonne citoyenneté, Harry S. Truman [33è président 1945-1953 successeur du précédent suite à son décès] exalta la camaraderie : « Quand vous travaillez et vivez ensemble et que vous échangez des idées autour du feu de camp, vous découvrez à quoi ressemble l’autre camarade » dit-il.

Le président Dwight D. Eisenhower [34è, 1953-1961] invoqua les « liens des buts et idéaux communs » et le président George H.W. Bush [41è, 1989-1993, le père de George W. Bush] parla de « servir les autres ».

Voici, à des fins d’illustration, un abrégé de l’histoire des présidents américains et de leurs rencontres avec les Boys Scouts aux jamborees. Précédés d’un résumé du dernier discours de Donald Trump.

Le dernier discours : Donald Trump

Pendant un bref instant, durant le jamboree de cette année en Virginie Occidentale, le président Donald Trump [45è, républicain, élu en 2017] indiqua qu’il suivrait cette tradition — en quelques sortes.

« Qui, par l’enfer, veut parler de politique quand je suis en face des Boys Scouts ? » dit-il

Alors, debout devant 40 000 d’entre eux il se vanta de la taille « record » de la foule, tacla le président Barack Obama [son prédécesseur démocrate, 46è président, 2009-2017] critiqua les « fake media » [les médias qu’il accuse de répandre de fausses informations] et salit la campagne présidentielle d’Hillary Clinton [sa rivale démocrate lors de l’élection de 2017]. Dans son discours de 35 minutes, le président menaça de virer son secrétaire d’Etat à la santé et aux services à la personne s’il ne pouvait persuader les membres du Congrès [les chambres parlementaires des Etats-Unis] de voter pour le projet de loi sur la santé des Républicains.

A un moment il a parlé d’une histoire décousue concernant une conversation qu’il avait eu à un coktail à New York avec un promoteur immobilier qui avait eu son heure de gloire par le passé et avait maintenant « perdu son élan ». La morale étant apparemment « Tu dois savoir si tu continues ou non à avoir de l’élan. Et si tu n’en as plus, ce n’est pas grave ».

Durant son discours, Trump a lancé des éloges aux « mères et pères des chefs de troupes » et a remercié les Scouts de « porter les valeurs sacrées de notre nation ».

C’est un nouvel exemple de Trump ignorant la coutume strictement observée par tous ses prédécesseurs dans de telles cérémonies publiques. Dans les premiers jours de son mandat, Trump ne s’est pas encombré de la tradition à la CIA quand il prononça un discours aux allures de discours de campagne devant un mur à la mémoire des agents tombés en opération. En mai, il profita d’une cérémonie d’ouverture à l’académie des Gardes Côtes [une des branches des forces armées des Etats-Unis] pour se plaindre du fait qu’il ait été traité « plus injustement » qu’aucun autre politicien dans l’histoire. Et il en fut de même au Jamboree de cette année. Trump, qui avait promis d’être différent de ce qui a été fait avant, a tenu promesse, en parlant aux Scouts d’une façon inédite.

Franklin Delano Roosevelt (1935 et 1937)

Roosevelt, surnommé en son temps « le meilleur ami que le scoutisme n’ait jamais eu à la Maison Blanche » participa à assurer l’aide nécessaire pour inaugurer le Jamboree Scout inaugural de Washington D.C. en 1935 de la part des autorités locales et fédérales. Il était prévu d’aligner les scouts le long de Constitution Avenue et d’accueillir la fête sur les pelouses de la Maison Blanche. Mais le rassemblement fut annulé suite à une épidémie de poliomyélite proche de la capitale qui aurait fait prendre trop de risque aux scouts [A l’époque il n’existait aucun vaccin pour s’en prémunir].

Le président, qui disait qu’il attendait le Jamboree depuis plus d’un an, s’adressa aux Boys Scouts à la radio à la place.

Roosevelt dit que les Boys Scouts, « actifs » comme « retraités », « formaient une vraie partie de notre citoyenneté américaine » qui repose sur les attitudes désintéressées et coopératives. « Le scoutisme tourne autour, non simplement de la théorie du service aux autres mais de l’habitude de rendre service » dit-il.

Les jeunes garçons doivent s’engager dans les affaires civiles de leurs collectivités locales, même avant l’âge légal du droit de vote, dit Roosevelt, louant « les nombreuses contributions que les scouts et l’organisation scoute ont fait pour aider ceux qui souffrent, ceux qui ont besoin d’aide, à maintenir le bon ordre et la bonne santé et à l’avancement de la bonne citoyenneté et du bon gouvernement ».

Les grands espaces, ajouta-t-il doivent être aimés et compris et rappela aux garçons leur devise scoute, celle d’être « toujours prêts ».

« Quand vous entrerez dans la vie active vous aurez compris que votre concitoyen qui dit toujours -je ne peux pas- ou -je ne pourrai pas- ou -je ne le ferai pas-, les individus qui, par inaction ou par opposition, freinent les efforts honnêtes, pratiques et à long terme de la communauté est le camarade qui empêche la civilisation d’avancer et s’oppose aux objectifs de la constitution des Etats-Unis ».

« Nous avons besoin de plus de scouts » ajoute-t-il, « plus on en aura et mieux ce sera. Pour le prouver, montrez que les garçons entrainés comme scouts font de bons citoyens ».

Deux ans plus tard, Roosevelt a rejoint les scouts à Washington. Ils ont alors découvert son visage en couverture du journal du Jamboree avec une salutation et une invitation à la bonne citoyenneté, selon le Scouting Magazine.

Le président a visité le lieu de camp, a emmené 12 Eagle Scouts [des scouts distingués pour leur parcours exceptionnel, une distinction honorifique très reconnue dans la société américaine] à un match des élites de la ligue majeure de Baseball et visita avec un groupe de New York qui avait construit une grande réplique de la maison familiale des Roosevelt, d’après le magazine.

(Lis ou écoute en anglais le discours entier de Roosevelt)

Pour comprendre l’Eagle Scout, se rendre ici :

  • Les BSA ? Qui sont-ils ?

    A l’occasion du camporee, LaToileScoute est partie à la rencontre des Boy Scouts of America (les BSA) pour découvrir qui ils sont et comment ils (...)

Harry S. Truman (1950)

Ce jamboree a eu lieu le 4 Juillet [Jour de la fête nationale des Etats-Unis] à Valley Forge, Pennsylvanie, où le Général George Washington [Premier président et père fondateur de la République des Etats Unis d’Amérique] amena son armée durant l’hiver 1777 [durant la guerre d’indépendance des Etats-Unis contre l’empire colonial du Royaume Uni]. Truman signala les difficultés auxquelles les soldats durent faire face — le froid mordant, l’absence de nourriture, d’abri fiable, les vêtements en lambeaux — pour donner une leçon sur la persévérance.

« Mais les hommes de l’armée de Washington s’en sont sortis, ils s’en sont sortis parce qu’ils croyaient viscéralement en la liberté pour laquelle ils se battaient. Et grâce à cette foi en leurs valeurs, ils ont gagné. »

Le discours de Truman se mua alors en une leçon sur la diplomatie internationale, la paix dans le monde [on est juste après la deuxième guerre mondiale] et la liberté pour tous. Il cita les nombreux Etats et pays étrangers dont venaient les scouts participant au jamboree.

« Quand vous travaillez et vivez ensemble, que vous échanger des idées autour du feu de camp, vous commencez à savoir qui est votre camarade » dit-il. « C’est le premier pas vers la résolution des problèmes de ce monde dans un esprit de don et d’échange au lieu de se disputer à leur sujet. »

Le « mouvement scout » ajouta-t-il est « un bon entrainement » pour former une nation tout autour du monde. Truman parla des dictateurs Adolf Hitler et Benito Mussolini [Dictateur de l’Italie Fasciste] puis dirigea sa critique vers les pays « dominés par le communisme » qui donne aux enfants « une image complètement déformée du monde. » [Bien qu’ils soient tous deux vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, les USA et l’URSS communiste se sont très vite à nouveau opposés ce qui donna ensuite lieu à la Guerre Froide].

Il dit :

« La grande tragédie actuelle est qu’il y a des mouvements dans le monde qui nient l’idéal fondamental de la fraternité humaine. Ces mouvements se sont dédiés à prêcher la méfiance entre les nations. Ils ont fait une religion de la haine. Ils ont essayé de tourner les peuples de la Terre les uns contre les autres, pour créer un gouffre entre les peuples que la camaraderie ne peut combler. Comme exemple de cet effort, ils ont tenté d’empoisonner les esprits de jeunes peuples. »

Les Etats Unis d’Amérique, dit Truman « se battent pour construire un monde dans lequel, les hommes vivront comme de bons voisins et travailleront pour le bien commun. » Il dit qu’il espérait que tous les Boys Scouts présents ramèneront à la maison une compréhension de la « fraternité humaine » et « travailleront pour la liberté et la paix avec le même foi brûlante qui inspira les hommes de l’armée de George Washington, ici à Valley Forge. »

(Retrouve ici le discours de Truman en intégralité)

Le président Dwight D. Eisenhower and le vice-président Richard Nixon (1953, 1957 et 1960)

Eisenhower, qui a visité le jamboree de 1950, n’a pas pu être présent physiquement trois ans plus tard en tant que président mais enregistra un message vidéo pour les scouts.

Comme Truman, il souligna l’importance de s’épauler entre frères scouts de différentes origines ethniques et culturelles. Il prédit qu’ils quitteraient le rassemblement avec « un nouveau sens de l’immensité et de la complexité de cette nation et de ce monde. »

« Je suis confiant que, en rencontrant et parlant avec vos camarades scouts, vous découvrirez une nouvelle conscience du besoin de coopération — de travailler ensemble — dans notre pays et dans le monde, » dit Eisenhower. « Les liens de buts et d’ideaux communs peuvent unir les peuples même quand ils viennent des pays les plus distants et les plus divers. »

Nixon parla au nom d’Eisenhower en 1957 et Eisenhower donna un autre discours trois ans plus tard mais nous n’avons pas pu en retrouver des retranscriptions.

(Retrouve le discours intégral d’Eisenhower de 1953 ici)

Lyndon B. Johnson (1964)

Johnson [vice-président de John F. Kennedy, président suite à son assassinat à Dallas], 8 mois avant la fin de son premier mandat s’exprima sur le theme de la grande « Idée Américaine » encourageant les scouts à se rappeler de l’histoire du pays comme ils travaillent à améliorer son futur.

« Notre pays est une communité construite sur une idée » dit Johnson. « Son histoire est celle d’une idée. Et son futur ne sera lumineux que si vous restez fidèles à cette idée. »

Il se basa sur le lieu, à nouveau Valley Forge, pour parler de « l’idée et du rêve » qui donna aux troupes à Valley Forge « la force de survivre à l’hiver. »

« L’idée Américaine » dit Johnson, « est ce que les pères fondateurs soulignèrent dans la Constitution : un gouvernement par et pour le peuple, la liberté religieuse et le droit de s’exprimer sans censure. »

« Ainsi, en Amérique, nous avons un gouvernement qui existe pour protéger la liberté et développer les opportunités de chaque citoyen. Ce gouvernement n’a pas à être craint ou attaqué. Il doit être aidé tant qu’il sert bien le pays et changé lorsqu’ils néglige son devoir. »

Il évoqua l’étrangeté de la Beltway [locution désignant Washington intramuros] et combien Washington D.C., « doivent souvent sembler difficile à comprendre. » Mais il rappela aux scouts que le gouvernement est fait de gens comme eux, de tout le pays avec différents foyers, origines et expériences de vies. Johnson dit qu’il était sûr qu’un certain nombre d’entre eux grandiraient même pour servir leur pays aussi.

« Ces idées sont aussi vieille que votre pays mais elles ne sont pas dépassées. Elles sont aussi vives et vitales que l’Amérique elle-même. Je n’ai aucun doute que si vous y restez fidèle vous vous rappellerez ces moments de scoutisme comme seulement le début d’une vie dédiée au service utile de l’Amérique. »

Regarder les visages « souriants et optimistes » des scouts, Johnson dit, avec un soupçon de mélodrame, « me donnera la force dont j’ai besoin durant les heures solitaires que je passe en tentant de diriger cette grande nation. »

(Retrouve l’intégralité du discours de Johnson ici)

Madame Nancy Reagan au nom du president Ronald Reagan (1985)

Le président Reagan était à l’hôpital à se remettre d’une opération d’un cancer pendant le jamboree de 1985 donc la première dame Nancy Reagan s’adressa à la foule à sa place, faisant un discours fort à propos des dangers de la consommation de drogue. Reagan dit aux scouts qu’ils étaient « ce qui est le plus positif aujourd’hui dans la jeunesse de l’Amérique. »

« Personne ne peut se droguer et rester un vrai Boy Scout. Rester loin des drogues et la meilleur et seule façon de vivre. Les Boys Scouts peuvent aider à sauver leur génération de la drogue. »

George H.W. Bush (1989)

Dans ses remarques sur le jamboree de 1989, le président Bush père parla de tout, des colons américains à la colonisation spatiale en passant par la pêche au saumon. Il loua le potentiel d’une exploration spatiale pour une nouvelle génération et encouragea les scouts à garder un « esprit d’émerveillement, de découverte et d’aventure » qui les mènerait vers « des mondes lointains. »

Comme Nancy Reagan en son temps, Bush dédia une part importante de son discours à la guerre contre les drogues, une des politiques domestiques marquantes de son mandat. Bush lista la consommation de drogues comme un des « 5 inacceptables » qui comprenait aussi l’illetrisme, le chômage, les abus contre les enfants et la famine.

En citant l’augmentation de la consommation de crack et de cocaïne, il appela les scouts à être des exemples et à refuser toute « drogue illégale » [en anglais, le mot pour drogue et médicament est le même]. Il raconta une histoire à propos d’un garçon nommé Ryan Shafer qui commença à se droguer à 12 ans et mourut 4 ans plus tard après être devenu « un étranger pour ses parents et ses camarades ». Bush implora les scouts de se demander s’ils avaient connu quelqu’un comme Ryan et s’ils avaient fait leur possible pour l’aider.

« En s’engageant concrètement dans la vie d’autres, vous montrez un thème central, une idée centrale de cette administration : à partir de maintenant en Amérique, toute définition d’une vie couronnée de succès doit inclure le service des autres. » [Ce qui fait écho au dernier message de Baden-Powell]

(Retrouve le discours intégral de Bush Sr. ici)

Bill Clinton (1997)

Quand Clinton s’adressa aux scouts en 1997, c’était le 60è anniversaire du premier Jamboree National et il sembla se régaler de l’occasion.

Avec le flair clintonien classique, il nomma pas moins d’une douzaine de participants et associés, acclama les drapeaux de l’Arkansas [Son Etat d’origine] flottant dans le fond, raconta ses souvenirs de scouts à l’école élémentaire de Ramble, puis parla d’une histoire plus récente à propos d’un chef scout du Missouri qui s’attaqua à un homme qui avait essayé de renverser des piétons dans un parc de Washington (« Je ne sais pas s’il existe un badge scout pour attaquer des gens dangereux qui violent la loi, mais s’il en existe un, je pense qu’il devrait l’avoir »).

L’essentiel de son discours se concentra sur les personne faisant de bonnes actions pour leurs prochains, ce qu’il appela « une pratique essentielle des scoutisme ».

« Si chaque jeune en Amérique se donnait à sa communauté comme vous le faites, imaginez ce qu’on pourrait faire », dit-il, « imaginez à quel point on aurait moins de problèmes. C’est pourquoi j’ai souvent souhaité que chaque jeune en Amérique ait la chance d’être scout. Et ce soir je vois encore plus clairement que jamais pourquoi. J’espère que vous rentrerez à la maison et aidera les autres à servir et apprendre la joie que vous partagez en servant ».

Clinton conclut avec une citation de l’écrivain français Alexis de Tocqueville « L’Amérique est grande parce que l’Amérique est bonne ».

(Retrouve ici le discours de Clinton en intégralité)

George W. Bush (2001 et 2005)

Le président Bush Jr. s’adresse directement aux scouts à deux occasions, la première en 2001 au début de sa présidence. Le mauvais temps l’avait empêché d’apparaître en personne cette année là mais il offrit quelques conseils dans un message enregistré affichant son image de « conservateur compatissant » en plein écran.

Bush parla des valeurs « de la terre de coeur » des scouts, valeurs qui « construisent de grandes familles, des communautés fortes et des personnes fortes ».

« La bonté d’une personne et de la communauté dans laquelle il ou elle vit provient souvent de très simples choses. Chaque société dépend de la confiance et de la loyauté, de la courtoisie et de la gentillesse, de la bravoure et du respect. Ce sont les valeurs du scoutisme et ce sont les valeurs de l’Amérique ».

Quatre ans plus tard, Bush parla plus de 17 minutes, soulevant plusieurs salves d’applaudissements et même quelques rires de la part des dizaines de milliers de scouts rassemblés aux jamboree de 2005. Le discours prit place à une période de tensions grandissantes concernant la guerre en Irak et en Afghanistan et la popularité de Bush était proche de son minimum principalement du fait de sa gestion des conflits. Sans discuter de politique en soi, il adopta un ton quelque peu défiant, invoquant la rhétorique de la « Guerre contre le Terrorisme » dans son allocution.

« Les vies ayant du sens sont construites sur la conviction qu’il y a le bien et le mal et qu’on peut connaître la différence entre les deux », dit-il, un groupe de scouts en uniforme beige assortis debout derrière lui. « Vous vous rendrez compte que se confronter à l’injustice et au mal nécessite une vision du bien et de la vérité. »

« Chacun de vous montre sa gratitude pour les bienfaits de la liberté, vous comprenez aussi que la liberté doit être défendue et j’apprécie la longue tradition des Scouts de soutenir les hommes et les femmes de l’armée des Etats-Unis. Votre génération est en train de grandir à une époque historique, une époque où la liberté est en marche et où l’Amérique est fière de mener les armées de la libération. »

Bush dit aux scouts de suivre leur conscience et de servir une cause plus grande qu’eux-mêmes.

(Retrouve le discours intégral de Bush Jr. ici, en 2001 et en 2005)

Barack Obama (2010)

Obama n’assista pas au jamboree de Fort A.P. Hill en Virginie en 2010 qui marqua le centenaire des BSA. Mais il envoya aux scouts un bref message vidéo louant l’organisation pour son engagement au service de la communauté à travers l’histoire et pour les dirigeants nationaux qu’il a produit (il a noté que 11 des 12 personnes qui ont marché sur la Lune étaient scouts).

« Ces actions méritent d’être célébrée mais il reste encore plus à faire. Dans les années à venir, nous allons avoir besoin de vous, la prochaine génération de leaders, pour faire avancer l’Amérique ».


Tous droits réservés au site internet thestar.com.
Crédits photo de la photo d’illustration : (SAUL LOEB / AFP/GETTY IMAGES)
Article copied from thestar.com and translated by our team of benevoles. No copyright infringement intended. LaToileScoute is a non-profit website which aim to provide news about scouting from everywhere to french-speaking people.
Page créée le , mise a jour le
LaToileScoute 2001-2017

Vos réactions

(0)

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

0 vote

Les Auteurs

Blue Pingu

Reporter occasionnel sur des événements suivis par LaToileScoute, je fais pas mal de choses à côté (articles, modo, Twitter, (...)

En Savoir +

Qui sommes nous ?

LaToileScoute n'est pas une association de scoutisme. LaToileScoute est une association au service du scoutisme, de ses membres et de ses associations.

Encore + de LTS

Galaxie LaToileScoute

Réseaux sociaux

Smartphones