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L’organisation de l’intendant

De la bonne gestion de l’approvisionnement !

L’intendant a une fonction stratégique dans le camp : il entretient le moral des jeunes. Bien manger, c’est bien se porter. Après une journée sous la pluie, apporter un repas de fête, c’est éclairer la journée entière. Mais inversement, le camp peut être le plus génial du monde, mais si l’on y mange mal, le moral pourra tomber à zéro.

Un autre rôle, non des moindres, est de faire découvrir autre chose aux jeunes, des goûts inédits, leur faire prendre goût à la bonne nourriture variée.

Et puis dans le même temps, il faut manger équilibré, adapté à l’activité, dans le respect du budget du camp.

Dure responsabilité, mais voici quelques pistes pour t’aider à bien approvisionner le lieu du camp !

Choisir le supermarché

Je te le conseille à proximité directe du lieu de camp, pas trop grand, et pas trop petit. Pas trop grand pour ne pas passer une heure par course, pas trop petit pour cependant avoir la quantité. Les Supermarché U et les Carrefour Market sont déjà largement assez grands.

Ouvrir un compte

À ton arrivée, en tenue bien sûr, demande directement à ouvrir un compte. Pour cela, prévois ton chéquier et des papiers sérieux — l’autorisation de signature, par exemple. Cette ouverture de compte te permet de créer une relation avec le magasin : « Bonjour, je suis chef scout. On campe ici pour deux semaines avec 25 jeunes et cinq chefs. On va faire les courses tous les jours, peut-on ouvrir un compte ? ».

Cette opération est à renouveler avec le boulanger.

Être sympa avec les gens du magasin

À l’occasion, discute avec le responsable que tu rencontres : « Je vais peut-être vous lister les éléments que je veux acheter en quantité, afin d’éviter de faire des trous dans vos rayons », la pire crainte d’un chef de rayon. Pose aussi des questions comme « Quelles sont vos promos fruits et légumes à venir ? », les dates des promos sont connues en avance par le magasin. Bref, installe un échange, qui fait que tu ne seras pas vu comme un client lambda, mais comme un intendant cool qui cherche à nourrir au mieux ses jeunes. Tu verras, ça va te faciliter la vie pendant toute ta mission ! Ainsi, j’ai vu un magasin aller chercher, dans la journée, auprès d’autres magasins, les paquets de saucisses que j’avais commandés, proposer de me prendre du pain frais tous les matins avant l’ouverture du magasin, ou négocier pour nous un agneau pour le repas festif !

Les premières courses

Pense à bien faire le plein de tout ce qui est fond d’intendance et petits déjeuners. Surtout, petite astuce, prévois un « plat de secours ». En cas de ratage magistral, de chute vertigineuse des légumes au sol, il te faut une sécurité. Pour ma part, c’est une bonne réserve de pâtes, de quoi tenir un repas, avec du coulis de tomate en boîte. Un plat simple que l’on peut sortir à tout moment !

Optimiser le panier

Prendre le moins cher tout le temps est mal et surtout, souvent mauvais. Alors voici quelques astuces :

  • Ne soit pas borné sur tes menus : il y a de très bonnes occasions à saisir sur les produits frais en promo !
  • Panache premiers prix pour des produits sans grand enjeu en camp (farine, pâtes…) et meilleure qualité pour d’autres (huile d’olive, Nutella…).
  • Évite les conserves de plats cuisinés, tellement plus chers que des faits maison ! Apprendre à faire à manger, ça fait partie du camp.
  • Ose la différence : le poisson peut être moins cher que la viande, et la viande n’est pas obligatoire à chaque repas.
  • Prend conseil auprès du magasin : ils connaissent tous les produits par cœur et ont souvent de très bonnes idées ! « Bonjour, je voudrais trente poissons à faire en papillote, mais je voudrais que ça ne nous coûte pas trop cher quand même ». Paf, tu verras que c’est possible !

Des menus colorés

Colorés par la variété, colorés aussi et surtout par la couleur.

  • Évite des repas monochrome : concombres à la crème, escalope-riz et yaourt. Que c’est morne comme repas ! Concombres-tomate-feta, escalope-riz au curry et yaourt, tu tiens là un repas de fête.
  • Ose des plats à « risque » … mais pas trop quand même. Sur un même repas, mieux vaut éviter de faire deux plats que des jeunes pourraient ne pas manger. Mais un plat à risque, il faut le tenter ! Les radis, les pamplemousses, les betteraves, les choux, les épinards… sont par exemple des légumes qui ne remporteront jamais un 100 % de réussite, contrairement aux pommes de terre, tomates, pâtes, riz… !

Prendre tout le temps des notes

L’intendant a toujours son calepin sur lui. « Hep, y’a quasi plus de PQ ! », je le note. « Pfff y’en a marre, y’a jamais assez d’éponges ! », je le note. Ainsi pas de risque d’oubli aux courses. Quelques éléments à risque cependant, qu’on vérifiera régulièrement :

  • Les produits d’hygiène : papier toilette, sacs poubelles, produit vaisselle…
  • Le fond d’intendance : huile, vinaigre, sel, poivre…
  • Les petits déjeuners : lait, chocolat, thé, café…

Repérer les plats qui marchent

Ton but est que les jeunes se nourrissent. Cependant, ils mangent naturellement moins ce qu’ils aiment le moins. Alors, les jours où il faut absolument qu’ils mangent beaucoup (les jours où un effort particulier est à faire), place stratégiquement tes plats à succès. Ainsi, il n’y aura pas à se battre pour qu’ils mangent, ils le feront naturellement ! Autre exemple : si tu as un plat qui risque de faire manger très tard, choisis un goûter qui nourrit vraiment. Par exemple, du pain et du Nutella (du vrai). Ce jour là, les scouts mangeront plus au goûter qu’au petit déjeuner, et personne ne râlera parce que le repas du soir était tardif : personne n’avait très faim.

Les doses

Catastrophe que d’avoir un super repas insuffisant en quantité. Alors, pour cela, je te donne quelques conseils :

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Dans le doute, prévois toujours un peu plus. La différence n’est pas notable sur un budget de camp, et le risque de gaspillage est faible : quelqu’un en reprendra bien !

Au début, il te faudra probablement régulièrement t’ajuster. Pour cela, une fois le repas fini, regarde toujours ce qu’il reste dans les gamelles. S’il en reste, il y en avait trop. S’il n’en reste pas, c’était soit pile dosé, soit il n’y en avait pas assez. Pour le savoir, il suffit d’écouter les remarques pendant le repas !

La gestion du stock

Donne toujours toi-même les aliments à prendre pour le repas. Les scouts sont les spécialistes de l’oubli d’un sac ou d’un paquet. Ensuite après chaque repas, un petit tour dans les stocks permet de ranger un peu, et puis de faire le point sur ce qui reste. Il reste plusieurs fruits différents, ça sent la salade de fruits frais ! Beaucoup de pain ? Tiens, et si on faisait du pain perdu ?

Quelques jours avant la fin du camp, il faut commencer à anticiper et ajuster au maximum, en particulier pour le petit déjeuner : acheter juste ce qu’il faut en lait, confiture, pâte à tartiner…

Les budgets

Remplir le cahier d’intendance permet de suivre son budget au repas et à la journée, en n’oubliant pas de compter le pain. Un autre indicateur est le ticket de caisse à la fin des courses qui, divisé par le nombre de rationnaires. Cela donne un ordre d’idée du prix de la journée.

Les plats chers sont connus : ce sont les viandes et les fromages, principalement. En cas de dépassement du budget, choisis des plats qui en contiennent moins, mais qui nourrissent quand même !

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