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Le killer

Il ne doit en rester qu’un... toi si possible !

But du jeu

Être le dernier survivant en ayant killé ou fait killer tous les autres joueurs.

Équipes

Chaque joueur joue pour lui. Il n’y a pas de limite inférieure ni supérieure au nombre de joueurs : plus on est nombreux, plus c’est amusant !

Matériel

  • des papiers avec les noms des joueurs
  • des papiers avec des actions (au moins autant que de joueurs, mais on peut aussi en prévoir plus)

Description

Ce jeu peut se jouer sur la durée : tout au long d’un week-end, voire d’un camp. On va attribuer à chaque joueur une cible (un autre joueur qu’il devra killer) et un kill (l’action qu’il devra faire exécuter à sa cible). Il demande un peu de préparation et d’imagination : il faut prévoir un kill différent par joueur !

On va préparer deux lots de papiers :

  • un premier avec le nom de chaque joueur (un nom par papier)
  • un avec des actions (une par papier). Ces actions peuvent être classiques (« te donner le sel pendant un repas », « t’aider à porter le bidon d’eau »,…) ou loufoques (« t’apporter un maillet au coin vaisselle », « chanter Au clair de la Lune pendant la douche »,…) Attention que ces actions doivent rester réalisables et ne pas tomber dans le PJC…

Chaque joueur pioche d’abord le nom d’un autre joueur. S’il tombe sur son propre papier, il le repose et en pioche un autre. Le joueur pioché devient sa cible.

Il pioche ensuite un kill. Celui-ci lui précise l’action qu’il devra faire effectuer à sa cible à son insu.

Chaque joueur doit garder sa cible et son kill secrets. S’il parvient à killer sa cible, il lui dit « Killer ! » et récupère la cible et le kill de celle-ci.

Difficile à comprendre ? Faisons un exemple :

  • Philémon pioche « Ursule » et « t’apporter un maillet au coin vaisselle »
  • Athanase pioche « Philémon » et « chanter Au clair de la Lune pendant la douche »
  • Ursule pioche « Cunégonde » et « t’aider à porter le bidon d’eau »
  • Achille pioche « Athanase » et « te donner le sel pendant un repas »

Alors qu’ils sont ensemble à la douche, Athanase entame Au clair de la Lune, que Philémon ne tarde pas à chanter avec lui malgré sa voix de crécelle. Athanase, interrompant alors pour le bien de tous Philémon, lui annonce qu’il vient de se faire killer… Philémon est alors éliminé et Athanase doit alors faire en sorte qu’Ursule lui apporte un maillet au coin vaisselle… S’il y parvient encore, il devra faire en sorte que Cunégonde l’aide à porter le bidon d’eau, récupérant alors le kill de celle-ci,… et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il ait éliminé tous les joueurs, et qu’il devienne l’Incontestable, le Suprême, l’Imbattable : le Killer !

On comprend bien à cet exemple que ce jeu peut se dérouler en parallèle de la vie quotidienne, et que chacun doit rester discret sur sa cible et son kill afin de ne pas saboter le jeu.

Quand il ne reste plus que peu de joueurs, le climat de suspicion est alors à son comble ! Ceux-ci doivent donc ruser pour parvenir à leur fin. Le dernier kill, où il ne reste plus que 2 joueurs qui doivent se killer mutuellement, est en général le plus croustillant !

Variantes

On peut introduire un contre-kill si la cible sent qu’elle est sur le point de se faire killer, elle annonce « Contre-Kill ! ». Si elle avait raison de se sentir menacée, celui qui était sur le point de la killer est éliminé. Comme il est probable que ce dernier soit la cible d’un autre joueur, ce dernier récupère la cible du joueur éliminé tout en conservant son kill.
Je te sens perdu, alors je reprends mon exemple : Ursule trouve vraiment étrange d’apporter un maillet à Athanase au coin vaisselle, et le lui fait savoir. Athanase est alors éliminé, et c’est Achille qui doit alors killer Ursule en faisant en sorte qu’il lui passe le sel pendant un repas.
Pour limiter les contre-kill intempestifs, si on en annonce un par erreur, on est alors éliminé comme dans un kill normal.

Il est possible, voir probable, qu’on arrive à un ou plusieurs « duels » avant la fin du jeu : Frénégonde et Hyacinthe doivent se killer mutuellement, alors qu’il y’a encore d’autres joueurs en vie. Soit on aboutit alors à plusieurs vainqueurs, soit on prévoit des systèmes pour pallier celà : organiser un nouveau killer entre les survivants, imposer les cibles au départ de sorte à n’avoir qu’une « boucle »,…

Points d’attention

Les organisateurs du jeu doivent faire attention à éviter de créer un climat de méfiance permanente (je ne rends plus service de peur de me faire killer, je soupçonne tout le monde,…)

Il est nécessaire d’adapter la durée du jeu et les épreuves pour qu’elles soient amusantes et non contraignantes. Il ne faut pas hésiter à arrêter le jeu, même non fini, si on sent que ça « dérape » ou que ça devient ennuyant : ça doit rester un jeu, ne l’oublions pas !

Publié le (mis à jour le )